Le président colombien Abelardo de la Espriella autorise des opérations militaires conjointes avec les États-Unis
Quelques jours après son investiture, le nouveau président colombien de droite, Abelardo de la Espriella, a autorisé la conduite d’opérations militaires conjointes avec les Forces armées américaines et officialisé l’adhésion de la Colombie à la Coalition des Amériques contre les cartels (A3C).
Autorisation d’opérations conjointes et intégration à l’A3C
Un tournant géopolitique et sécuritaire majeur vient d’être franchi à Bogota. Seulement quelques jours après sa prise de fonctions, le nouveau président de droite de la Colombie, Abelardo de la Espriella, a donné son feu vert pour la conduite d’opérations militaires conjointes entre les forces armées colombiennes et l’armée américaine sur le territoire national. Dans la foulée de cette décision, la Colombie a formellement rejoint l’Alliance stratégique initiée par l’administration américaine, devenant ainsi le 19ᵉ membre de la Coalition des Amériques contre les cartels (Americas Counter-Cartel Coalition – A3C).
Annonce officielle du secrétaire américain à la Défense
L’officialisation de cet accord stratégique a été faite depuis Washington par le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, qui s’est félicité du changement radical de posture de la diplomatie colombienne. « Je suis fier d’annoncer que la Colombie va rejoindre l’A3C, devenant ainsi le 19ᵉ membre. À travers son président nouvellement investi — que notre président aime surnommer le président « El Tigre » —, la Colombie a déjà demandé au département de la Guerre de se joindre à elle dans sa lutte contre le narco-terrorisme […] en autorisant des opérations militaires conjointes pour détruire les réseaux terroristes », a déclaré le responsable américain.
Rupture consommée avec l’ère Gustavo Petro
Cette décision marque une rupture nette avec la doctrine d’apaisement et de négociation privilégiée par l’ancien président de gauche Gustavo Petro. En optant pour une réponse strictement militaire et en rouvrant les portes du territoire national aux unités tactiques américaines, Abelardo de la Espriella réaffirme le rôle de la Colombie comme principal bastion stratégique et militaire des États-Unis en Amérique du Sud dans la guerre globale contre le trafic de drogue.
