Séisme en Colombie : le président De la Espriella décrète l’état d’urgence économique face au lourd bilan humain
Face à l’ampleur des destructions provoquées par le récent séisme, le président colombien Abelardo de la Espriella a instauré l’état d’urgence économique et révisé le bilan humain à 265 morts et 496 disparus.
Activation du régime d’urgence économique et sociale
Le président de la République de Colombie, Abelardo de la Espriella, a franchi une nouvelle étape dans la gestion de la crise sismique qui frappe le pays. Lors d’une allocution solennelle tenue depuis Bogota, le chef de l’État a annoncé la promulgation d’un décret instaurant l’état d’urgence économique sur l’ensemble du territoire national. Ce cadre juridique d’exception permet à l’exécutif de réaffecter d’urgence des ressources budgétaires, de passer des marchés publics simplifiés et de débloquer des fonds d’assistance directe aux municipalités les plus durement touchées par les secousses.
Un bilan humain qui s’alourdit à mesure des recherches
S’exprimant devant la presse, le président De la Espriella a communiqué un bilan actualisé particulièrement lourd : les secousses et les glissements de terrain consécutifs ont causé la mort d’au moins 265 personnes, tandis que 496 citoyens sont toujours officiellement portés disparus sous les décombres. Les équipes de la protection civile, de l’armée et de la Croix-Rouge poursuivent sans relâche leurs opérations de déblaiement, en particulier dans les départements de l’ouest du pays où plusieurs infrastructures essentielles et zones résidentielles ont été totalement rasées.
Priorité au relèvement des infrastructures et à l’aide d’urgence
L’état d’urgence économique vise prioritairement à rétablir les réseaux d’eau potable, d’électricité et de télécommunications coupés dans les provinces sinistrées, tout en finançant la mise en place d’hébergements temporaires pour les milliers de familles privées de logement. Alors que les secours internationaux s’organisent pour acheminer du matériel médical et de la nourriture, le gouvernement colombien entend coordonner cette réponse logistique sous une autorité centralisée afin de garantir une distribution rapide et ciblée dans les régions enclavées.
