L’expert Mohamed Daadaoui salue le rôle prépondérant du Maroc dans la gestion préventive des flux migratoires
Analysant les enjeux sécuritaires et humanitaires en Méditerranée, l’universitaire maroco-américain Mohamed Daadaoui a rappelé le statut de partenaire crédible du Royaume tout en plaidant pour un engagement européen accru.
Un acteur régional responsable et un partenaire d’envergure
Dans une déclaration accordée à la MAP depuis Washington ce mercredi 12 août 2026, l’expert et universitaire maroco-américain Mohamed Daadaoui a apporté un éclairage sur le rôle central du Royaume dans le contrôle et la gestion préventive des flux migratoires. Le chercheur a souligné que le Maroc s’impose comme un acteur régional « responsable » et un partenaire international « crédible et fiable », grâce à la mise en œuvre d’une doctrine proactive largement reconnue par la communauté internationale.
Efficacité de la coopération bilatérale et limites de la charge unilatérale
Mettant en exergue la fluidité des mécanismes d’intervention conjoints avec le voisin espagnol, l’universitaire a rappelé que l’action marocaine couvre la traque des réseaux de traite d’êtres humains ainsi que les opérations complexes de sauvetage et d’assistance en mer. Il a toutefois tenu à poser les limites d’un dispositif reposant trop lourdement sur les seules épaules du Royaume. « Le Maroc peut contrôler ses frontières, mais il ne peut pas résoudre tout seul cette grande problématique de la migration irrégulière », a fait valoir M. Daadaoui, rappelant que la gestion de flux transcontinentaux ne saurait incomber à un seul pays de transit.
Appel à un partenariat stratégique avec l’Europe
Concluant son analyse, l’expert maroco-américain a invité les chancelleries européennes à modifier leur grille de lecture en s’attaquant prioritairement aux facteurs socio-économiques qui alimentent les départs. Il a réaffirmé que le succès des politiques migratoires en Méditerranée demeure intrinsèquement lié au renforcement de la concertation avec Rabat. « Une gestion efficace des flux migratoires dépend en grande partie d’une collaboration étroite avec le Maroc, en tant que partenaire de confiance et fiable », a-t-il affirmé.
