Chute de Maduro : un soutien du Polisario en moins

Le Président du Venezuela, Nicolás Maduro, a été kidnappé par des forces spéciales américaines lors d’une opération militaire qualifiée de « spectaculaire » par Donald Trump, marquant par la même occasion la chute d’un régime hostile au Maroc.

La capture de Nicolás Maduro par les États-Unis lors d’une opération nocturne à Caracas impliquant des frappes aériennes sur des bases militaires et une extraction par hélicoptères MH-47 Chinook est par ricochet une victoire stratégique pour le Maroc.

Proche de l’Algérie et de l’Iran et de ses proxies, Maduro soutenait les séparatistes du Polisario, y compris à travers une représentation diplomatique de la pseudo-RASD au statut d’ambassade à Caracas, légitimant les revendications de la milice séparatiste.

Sa chute, un an après celle de Bachar al-Assad en décembre 2024, affaiblit l’axe Téhéran-Alger-Caracas, hostile à l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc.

Comme le note le juriste et journaliste Abdessamad Naimi, le soutien vénézuélien au Polisario était plus symbolique que réel, mais la chute du régime ouvre des perspectives économiques : les États-Unis contrôlant près de la moitié des réserves mondiales de pétrole avec une pression sur la production chez leurs alliés, pourraient faire baisser le prix du baril, réduisant ainsi la facture énergétique du Maroc et privant l’Algérie — parrain du Polisario — de ses calculs politico-pétroliers.

Prendre le contrôle du Venezuela est un coup dur pour ses partenaires que sont l’Iran, la Russie et la Chine, tous y ayant des intérêts économiques et énergétiques majeurs. Le Maroc est un bénéficiaire collatéral de cette opération qui en un an, voit la perte de soutiens au Polisario l’un après l’autre.

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