Ce rachat, qui va remodeler le paysage audiovisuel américain, était devenu quasiment inévitable après le retrait, jeudi, de Netflix, qui a renoncé à surenchérir sur la dernière offre de Paramount Skydance, formulée en début de semaine.
Paramount Skydance avait été le premier à soumettre une proposition de reprise, dès septembre, avant que d’autres, Netflix en particulier, ne viennent se mêler à la lutte.
Ce mariage va unir deux groupes qui se ressemblent, chacun essayant de percer dans le streaming pour compenser la décroissance de ses chaînes de télévision traditionnelles, tout en produisant du contenu via son studio.
C’est une nouvelle étape de la consolidation en cours à Hollywood, qui correspond à la fragilisation du modèle économique traditionnel des studios et de la télévision.
Dans le cadre du rapprochement annoncé vendredi, le studio Paramount apporte « Mission: Impossible », « Transformers » ou « Top Gun », ainsi qu’un imposant catalogue de classiques.
Warner Bros va lui mettre dans l’escarcelle les sagas « Harry Potter » et « Le Seigneur des anneaux » ou encore les films de super-héros de DC Universe (Batman et Superman notamment).
Outre les studios, vont se retrouver sous le même toit les plateformes de streaming HBO Max et Paramount+, qui comptaient respectivement 131,6 et 78,9 millions d’abonnés fin 2025.
Selon l’agence Bloomberg, le patron de Paramount Skydance, David Ellison, projette de fusionner les deux services pour mieux se positionner face à Disney (174 millions en additionnant Disney+ et Hulu) et Netflix (325 millions).
Le groupe fusionné comptera aussi un important portefeuille de chaînes, de CBS à CNN, en passant par Discovery, Eurosport, Comedy Central ou MTV.
La télévision traditionnelle reste une importante source de bénéfices pour les deux entreprises, mais l’émergence du streaming et la contraction de la télévision par câble aux Etats-Unis les fait fondre un peu plus chaque trimestre.
L’acquisition doit encore être approuvée par les actionnaires lors d’une assemblée générale extraordinaire le 20 mars et validée par les régulateurs, en particulier celui des télécommunications, la FCC.
