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	<title>Atlasinfo</title>
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	<title>Atlasinfo</title>
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		<title>Le gouvernement français met en garde contre des aides massives face à la hausse des prix des carburants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 14:14:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[carburants]]></category>
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					<description><![CDATA[Le gouvernement français a averti, dimanche, contre la mise en place d’aides généralisées pour faire face à la forte hausse des prix des carburants, estimant que de tels dispositifs pèseraient lourdement sur les finances publiques. « Si vous faites des chèques en bois, à la fin ce sont les Français qui paient », a affirmé le ministre &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le gouvernement français a averti, dimanche, contre la mise en place d’aides généralisées pour faire face à la forte hausse des prix des carburants, estimant que de tels dispositifs pèseraient lourdement sur les finances publiques.</strong></p>
<p>« Si vous faites des chèques en bois, à la fin ce sont les Français qui paient », a affirmé le ministre français des Comptes publics, David Amiel, cité par la presse française.</p>
<p>Alors que les prix à la pompe connaissent une nouvelle progression dans le contexte des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, l&rsquo;exécutif français privilégie des mesures ciblées en faveur des ménages et des secteurs les plus exposés, plutôt qu&rsquo;un dispositif généralisé.</p>
<p>« Dans les prochains jours, nous annoncerons des mesures d&rsquo;accompagnement pour continuer de répondre aux conséquences du conflit » au Moyen-Orient, a promis David Amiel, écartant d&rsquo;appliquer une subvention massive des prix à la pompe.</p>
<p>Cette position du gouvernement français intervient après une réunion tenue vendredi à l&rsquo;Élysée autour du président Emmanuel Macron, consacrée notamment aux conséquences de la crise énergétique et à la hausse des prix des carburants. Plusieurs responsables politiques avaient appelé à des mesures de soutien renforcées en faveur du pouvoir d&rsquo;achat.</p>
<p>L&rsquo;exécutif rappelle que les précédents dispositifs généralisés de soutien aux carburants ont représenté un coût important pour les finances publiques.</p>
<p>Selon un rapport du Sénat, la remise générale à la pompe mise en place en 2022 avait coûté à elle seule 7,6 milliards d&rsquo;euros à l&rsquo;État.</p>
<p>En 2026, le gouvernement a ainsi privilégié des aides ciblées destinées notamment aux transporteurs routiers, aux agriculteurs, aux pêcheurs et aux actifs utilisant leur véhicule pour les déplacements professionnels. Le coût total des mesures exceptionnelles engagées pour répondre à la hausse des carburants pourrait dépasser 1,2 milliard d&rsquo;euros pour l&rsquo;État, selon le Sénat.</p>
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		<title>Élections législatives au Maroc:  ce que disent les programmes des partis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 13:03:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[23 septembre]]></category>
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					<description><![CDATA[À quelques jours des élections législatives du 23 septembre, la lecture des programmes marocains réserve une surprise. Les partis s’opposent, mais parlent de plus en plus des mêmes choses : emploi, pouvoir d’achat, santé, école, eau, protection sociale, logement, jeunesse, territoires. Cette convergence n’efface pas leurs différences. Elle dit autre chose : les grandes urgences &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>À quelques jours des élections législatives du 23 septembre, la lecture des programmes marocains réserve une surprise. Les partis s’opposent, mais parlent de plus en plus des mêmes choses : emploi, pouvoir d’achat, santé, école, eau, protection sociale, logement, jeunesse, territoires.</em></h3>
<p>Cette convergence n’efface pas leurs différences. Elle dit autre chose : les grandes urgences sont désormais largement identifiées. Le débat commence là où les programmes deviennent moins explicites : quelle société construire avec la transformation économique du pays ?</p>
<p>Le Maroc a changé d’échelle. Il s’est industrialisé, a construit des ports, des autoroutes et des lignes ferroviaires, développé les énergies renouvelables, attiré des investissements internationaux et fait émerger des filières que peu imaginaient il y a encore vingt ans. En 2025, son économie a progressé de 4,9 %, sa croissance la plus forte depuis une décennie selon la Banque mondiale.</p>
<h4><strong>Mais une économie peut changer d’échelle plus vite qu’une société.</strong></h4>
<p>Car la croissance n’est jamais vécue comme un taux. Elle l’est dans un emploi que l’on trouve, un salaire dont on peut vivre, un logement auquel on peut accéder, un médecin que l’on peut consulter, une école qui permet de progresser.</p>
<p>La réussite économique d’un pays et le sentiment de progresser de ceux qui l’habitent ne coïncident pas automatiquement.</p>
<p>L’emploi concentre cette tension. Plusieurs formations annoncent des objectifs considérables. Le RNI et le PAM promettent chacun près d&rsquo;un million d’emplois au cours de la prochaine législature. Derrière ces chiffres apparaît pourtant une question plus importante : quelle économie pourra durablement les créer ?</p>
<p>L’investissement public a joué un rôle majeur dans la dynamique récente. La prochaine étape suppose aussi des entreprises capables de grandir, des PME qui accèdent au financement, une formation adaptée aux besoins de l’économie, davantage d’innovation et une productivité qui progresse.</p>
<p>Ce déplacement n’est pas seulement économique. Il est politique.</p>
<p>Quelle part consacrer à la protection immédiate du pouvoir d’achat et quelle part à l’investissement qui prépare la croissance future ? Faut-il privilégier les secteurs les plus productifs ou ceux qui créent le plus d’emplois ? Quels secteurs considérer comme stratégiques ? Où l’État doit-il intervenir et où l’entreprise peut-elle prendre le relais ?</p>
<p>Voilà quelques-unes des véritables différences que l’énumération des promesses peut masquer.</p>
<p>L’eau les rend presque physiques.</p>
<p>Le Maroc investit dans les barrages, le dessalement et les transferts entre bassins. Mais augmenter l’offre ne supprimera pas la nécessité d’arbitrer entre des usages qui peuvent entrer en concurrence. Agriculture, industrie, villes et préservation de la ressource ne pourront pas toujours être satisfaites simultanément.</p>
<p>La rareté transforme ainsi une politique technique en choix de société.</p>
<p>Il en va de même des territoires.</p>
<p>La transformation économique ne se déploie pas partout au même rythme. Les grands pôles industriels et urbains disposent d’infrastructures, d’investissements et d’opportunités que ne connaissent pas nécessairement certaines villes moyennes ou certains espaces ruraux.</p>
<p>Une politique peut donc réussir dans les statistiques nationales et laisser subsister un sentiment de distance dans certains territoires.</p>
<h4><strong>Les élections sont nationales. L’expérience de l’État reste profondément locale.</strong></h4>
<p>La jeunesse concentre toutes ces interrogations.</p>
<p>La nouvelle enquête du Haut-Commissariat au Plan montre que les 15-24 ans sont la tranche d’âge qui participe le moins au marché du travail. La campagne révèle parallèlement la difficulté des partis à convaincre une partie des jeunes électeurs.</p>
<p>On pourrait y voir seulement un problème d’emploi ou de communication politique. Ce serait manquer l’essentiel.</p>
<p>Ce qui est en jeu est la possibilité de se projeter.</p>
<p>Un pays peut être confiant dans son avenir collectif tout en laissant une partie de sa jeunesse incertaine de son avenir individuel. Lorsque ces deux perceptions s’éloignent, la croissance ne suffit plus à produire de la confiance.</p>
<p>Le véritable défi consiste alors à rendre crédible une idée simple : que la transformation du pays puisse aussi transformer une trajectoire personnelle.</p>
<p>Qu’étudier permette de progresser. Qu’entreprendre permette de grandir. Que travailler permette de mieux vivre. Et que l’endroit où l’on naît ne fixe pas trop tôt l’étendue des possibilités auxquelles on aura accès.</p>
<p>Cette ambition sera d’autant plus exigeante que l’intelligence artificielle commence à modifier le travail lui-même. Elle peut accroître la productivité, faire évoluer certaines compétences et créer de nouvelles activités. Elle peut aussi accentuer les écarts si l’accès aux compétences et aux technologies demeure inégal. Préparer les jeunes aux emplois existants ne suffira donc plus ; il faudra leur donner les moyens de s’adapter à ceux qui émergeront.</p>
<p>C’est là que 2030 prend son véritable sens.</p>
<p>Le monde regardera alors les infrastructures marocaines, ses villes, ses trains, ses capacités industrielles et sa faculté à organiser un événement planétaire.</p>
<p>Les Marocains regarderont également si leurs enfants trouvent une place dans cette transformation.</p>
<p>Si les services publics suivent le rythme des infrastructures</p>
<p>Si les territoires avancent suffisamment ensemble</p>
<p>Si la prospérité produit de la mobilité sociale et pas seulement davantage de richesse</p>
<p>Les élections du 23 septembre détermineront une majorité. Mais la législature qui s’ouvre accompagnera surtout une étape décisive de la transformation du pays.</p>
<p>Le Maroc a largement engagé celle de son économie. Son prochain défi sera de transformer davantage la puissance acquise en possibilités offertes.</p>
<p>La croissance nous dit jusqu’où avance un pays. Elle ne nous dit pas encore combien de ses citoyens avancent avec lui.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Le Danemark salue l&#8217;accord donnant aux Etats-Unis un « contrôle permanent » sur la sécurité du Groenland</title>
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		<dc:creator><![CDATA[omarb]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 11:05:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le Danemark et le Groenland ont salué samedi l'accord "contraignant" annoncé par le président américain Donald Trump, donnant à Washington un "contrôle permanent" sur la sécurité du territoire arctique et interdisant l'implantation de bases russes et chinoises.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><strong>Un accord salué à Copenhague et à Nuuk</strong></p>
<p dir="ltr">Le Danemark a salué samedi l&rsquo;accord « contraignant » annoncé par le président américain Donald Trump, donnant à Washington un « contrôle permanent » sur la sécurité du Groenland et interdisant l&rsquo;implantation de bases russes et chinoises sur ce territoire arctique. Le président Trump avait provoqué une crise majeure avec les Européens en menaçant de rattacher purement et simplement le Groenland aux États-Unis.</p>
<p dir="ltr">Le Danemark et le Groenland — un territoire autonome danois — ont tous deux salué l&rsquo;accord, déclarant qu&rsquo;ils le signeraient en marge de l&rsquo;Assemblée générale des Nations unies prévue à New York la semaine prochaine. Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a déclaré samedi que cet accord « renforcera la sécurité » dans l&rsquo;Arctique. <em>« À une longue période d&rsquo;incertitude succédera, nous l&rsquo;espérons, un accord contraignant qui renforcera la sécurité dans l&rsquo;Arctique et l&rsquo;Atlantique Nord »</em>, a-t-il ajouté dans un message publié sur les réseaux sociaux, précisant que l&rsquo;accord respecte les « lignes rouges » fixées par le Danemark.</p>
<p dir="ltr"><strong>Un « contrôle permanent » sur la sécurité du territoire</strong></p>
<p dir="ltr">Les modalités de l&rsquo;accord demeurent toutefois incertaines, et le Danemark affirme que sa souveraineté reste intacte. Le texte « reconnaît la souveraineté et l&rsquo;intégrité territoriale du Royaume (du Danemark) et le droit du peuple groenlandais à l&rsquo;autodétermination », a déclaré la Première ministre danoise Mette Frederiksen. Le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, s&rsquo;est félicité de son côté d&rsquo;un compromis qui « garantit » la sécurité du Groenland et « reconnaît (ses) intérêts ».</p>
<p dir="ltr">Donald Trump a annoncé vendredi avoir obtenu du Danemark et du Groenland un « contrôle permanent » de la sécurité du territoire arctique stratégique, qui permettra, selon Washington, d&#8217;empêcher la Chine et la Russie de s&rsquo;y installer. L&rsquo;accord, annoncé par Trump sur sa plateforme Truth Social, « confère aux États-Unis un contrôle permanent sur la sécurité, ainsi que sur tous les autres besoins » du Groenland, et doit empêcher tout « adversaire » de Washington d&rsquo;y établir une présence militaire ou d&rsquo;y réaliser des investissements sensibles sans l&rsquo;accord des États-Unis.</p>
<p dir="ltr"><strong>Une « durée de vie infinie »</strong></p>
<p dir="ltr"><em>« Cet accord garantit que la Chine et la Russie ne peuvent pas disposer d&rsquo;une base au Groenland, qu&rsquo;elles ne peuvent pas y envoyer de troupes et que les mécanismes nécessaires sont en place pour empêcher tout investissement dans des secteurs sensibles »</em>, a déclaré un responsable du département d&rsquo;État américain sous couvert d&rsquo;anonymat. Le Groenland est situé sur l&rsquo;itinéraire le plus court entre la Russie et les États-Unis; il recèle des gisements inexploités de terres rares et pourrait jouer un rôle stratégique à mesure que la fonte de la glace polaire ouvre de nouvelles voies maritimes.</p>
<p dir="ltr">Donald Trump a annoncé vendredi que les États-Unis allaient « immédiatement lancer le processus de développement d&rsquo;une importante présence militaire » sur le territoire. Selon plusieurs médias, Washington veut y ouvrir trois nouvelles bases dans le sud, en plus de la base de Pituffik déjà détenue dans le nord, un maillon crucial de la défense antimissile américaine. Le secrétaire d&rsquo;État américain Marco Rubio a évoqué un compromis qui « répond à toutes nos préoccupations de sécurité nationale concernant le Groenland ». L&rsquo;accord, d&rsquo;une « durée de vie infinie », n&rsquo;aura « aucun coût » pour Washington, a assuré le président américain.</p>
<p dir="ltr">Selon le responsable du département d&rsquo;État, l&rsquo;accord doit rester en place « même si le Groenland devient un pays complètement indépendant ». Un accord de défense de 1951, mis à jour en 2004, donnait déjà quasiment carte blanche aux forces armées américaines pour déployer des installations au Groenland, à condition qu&rsquo;elles en préviennent les autorités; Washington a compté jusqu&rsquo;à 17 installations militaires sur le territoire.</p>
<p dir="ltr"><strong>Un dossier diplomatiquement explosif depuis 2025</strong></p>
<p dir="ltr">La question de ce vaste territoire autonome du Danemark, au cœur d&rsquo;une zone arctique convoitée, est un sujet diplomatiquement explosif depuis que Donald Trump a fait état de son intérêt pour la région. Ses velléités à l&rsquo;égard du Groenland ont inquiété les Européens, soudain confrontés à une remise en cause par une puissance sur laquelle ils comptaient jusque-là pour leur protection militaire. Le vice-président américain JD Vance s&rsquo;était rendu sur place en mars 2025, un déplacement alors perçu par Nuuk et Copenhague comme une provocation. Le président américain avait même évoqué la possibilité d' »utiliser la force » pour s&#8217;emparer de ce territoire de 57.000 habitants, suscitant l&rsquo;inquiétude au sein de l&rsquo;Union européenne et de l&rsquo;OTAN. La tension n&rsquo;est retombée que grâce à la mise en place d&rsquo;un groupe de travail Danemark/Groenland/États-Unis, à l&rsquo;origine de l&rsquo;accord annoncé vendredi.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La colère sociale à l’épreuve des algorithmes</title>
		<link>https://atlasinfo.fr/la-colere-sociale-a-lepreuve-des-algorithmes.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 13:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[algorithmes]]></category>
		<category><![CDATA[colère sociale]]></category>
		<category><![CDATA[écosystème numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[Une date peut-elle devenir un mouvement avant même qu’un mouvement n’existe ? Depuis quelques jours, le 17 octobre s’est installé dans le débat public français comma la date départ du mouvement des gilets jaunes. Sur TikTok et d’autres réseaux sociaux circulent des appels à une mobilisation nationale empruntant les codes des « gilets jaunes », sur &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une date peut-elle devenir un mouvement avant même qu’un mouvement n’existe ? Depuis quelques jours, le 17 octobre s’est installé dans le débat public français comma la date départ du mouvement des gilets jaunes. Sur TikTok et d’autres réseaux sociaux circulent des appels à une mobilisation nationale empruntant les codes des « gilets jaunes », sur fond de colère contre les prix de carburants.</p>
<p>Des affiches fixent des rendez-vous, des vidéos accumulent les vues, des comptes reprennent l’imaginaire de 2018. Pourtant, à ce stade, aucune organisation structurée ne semble être à l’origine de cette initiative.</p>
<p>L’essentiel n’est peut-être pas de savoir aujourd’hui ce qui se passera le 17 octobre. Il est de comprendre ce qui s’est déjà produit.</p>
<p>L’appel à mobilisation semble avoir émergé d’une vidéo exprimant une colère contre le prix de carburants avant d’être massivement repris. Plusieurs comptes TikTok utilisant les références visuelles des « gilets jaunes » ont été créés ou renommés le même jour. Certains diffusent intensivement des contenus générés par intelligence artificielle.</p>
<p>Il faut pourtant résister à deux conclusions symétriques:</p>
<p>La première serait d’attribuer immédiatement cette viralité à une opération étrangère. Les éléments disponibles ne permettent pas de l’établir. Viginum, le service français chargé de la vigilance face aux ingérences numériques étrangères, n’a identifié, à ce stade, que de très faibles reprises provenant de l’étranger, opportunistes et pratiquement sans audience.</p>
<p>La seconde erreur serait de considérer que parce que certains vecteurs numériques peuvent être artificiels ou opportunistes, la colère qu’ils exploitent le serait également. Elle ne l’est pas nécessairement.</p>
<h4><strong>La colère peut être réelle et son amplification artificielle</strong></h4>
<p>Le coût de l’énergie, le pouvoir d’achat, les difficultés de mobilité dans les territoires dépendent de l’automobile. En 2018 déjà, le carburant avait cristallisé des frustrations sociales beaucoup plus larges. L’intelligence artificielle ne crée donc pas mécaniquement la fracture sociale. Les algorithmes n’inventent pas, à eux seuls ,la colère. Mais l’écosystème numérique dispose désormais d’une capacité considérable pour la détecter, l’amplifier, la mettre en images et la convertir en attention.</p>
<p>C’est là que se situe le changement. Une colère peut aujourd’hui être simultanément une revendication politique, un contenu viral et une ressource économique. Certains acteurs peuvent se greffer sur une mobilisation potentielle pour gagner des abonnés, accroître leur visibilité ou valoriser l’audience ainsi constituée. Dans le cas présent, certains comptes semblent notamment avoir cherché à accumuler des abonnés. D’autres associent les appels à manifester à la promotion de musique générée par IA.</p>
<p>Cette exploitation opportuniste ne permet cependant pas de déterminer qui a initié la mobilisation ni dans quel but. Le paradoxe demeure: une revendication authentique peut être amplifiée par des acteurs qui n’ont aucun intérêt dans sa résolution. Le problème n’est donc plus seulement celui de la désinformation. Il devient celui de la captation économique et algorithmique du réel.</p>
<h4><strong>Quand la visibilité précède l’organisation</strong></h4>
<p>Les mouvements sociaux ont toujours produit leurs symboles, leurs slogans et leurs récits. Mais ceux-ci accompagnaient généralement une organisation, même rudimentaire. Les réseaux militants traditionnels, les groupes fermés et les messageries continuent évidemment d’exister. Une autre configuration est cependant devenue possible.</p>
<p>L’ordre peut désormais s’inverser : l’image peut précéder le collectif, le slogan le programme, la date l’organisation. La visibilité peut même précéder la mobilisation.</p>
<p>Cette inversion introduit surtout une asymétrie nouvelle entre deux temporalités. L’algorithme peut installer un sujet dans l’espace public en quelques heures ; la vérification journalistique, l’organisation collective et la délibération démocratique demandent du temps.</p>
<p>Entre les deux s’ouvre un intervalle d’incertitude dans lequel médias, responsables politiques, syndicats et pouvoirs publics doivent décider s’ils peuvent ignorer un signal dont ils ne connaissent encore ni l’origine exacte, ni l’ampleur réelle, ni la représentativité.</p>
<p>En réagissant, ils lui confèrent une existence supplémentaire. Une boucle peut alors apparaître, la viralité entraîne la couverture médiatique qui  accroît la visibilité. Cette visibilité provoque des réactions politiques. Ces réactions deviennent à leur tour des contenus qui alimentent les plateformes.</p>
<p>Ainsi, une mobilisation initialement incertaine peut progressivement devenir réelle. Il serait donc aussi imprudent de qualifier trop rapidement ces phénomènes de « mobilisations fantômes » que de prendre leur viralité pour la preuve d’un mouvement populaire constitué. Une dynamique née dans les réseaux peut rencontrer une colère existante, agréger des individus jusque-là isolés puis se matérialiser dans l’espace public.</p>
<p>Le numérique peut produire des mirages. Il peut également contribuer à transformer une étincelle en mouvement.</p>
<h4><strong>La viralité n’est pas la représentativité</strong></h4>
<p>C’est ici que commence le véritable problème démocratique. Les  institutions ont été construites pour traiter des formes identifiables de représentation : partis, syndicats, associations, élus, organisations professionnelles, manifestations, pétitions. Ces médiations ne reflètent évidemment pas parfaitement la société et connaissent elles-mêmes une crise de représentativité. Mais elles reposent sur des procédures, des responsabilités et des formes d’organisation identifiables.</p>
<p>Les plateformes introduisent une autre réalité : des millions de vues dont personne ne peut déterminer immédiatement quelle part correspond à une adhésion, une curiosité, une recommandation algorithmique, une coordination ou une stratégie commerciale.</p>
<p>Un nombre de vues n’est pas un bulletin de vote. Un partage n’est pas une adhésion. Une tendance n’est pas une majorité. Mais l’inverse est tout aussi important : une mobilisation née sur TikTok n’est pas, par nature, illégitime.</p>
<p>La démocratie numérique doit apprendre à tenir ensemble ces deux vérités.</p>
<p>Le défi peut alors être formulé simplement : comment distinguer l’émergence authentique d’une volonté collective de son amplification artificielle sans disqualifier les nouvelles formes de mobilisation citoyenne ?</p>
<p>La réponse ne peut être seulement technique.</p>
<p>Depuis le 2 août 2026, l’article 50 du règlement européen sur l’intelligence artificielle prévoit des obligations de transparence applicables à certains systèmes et contenus générés ou manipulés par IA. Ces instruments sont nécessaires. Mais identifier l’origine synthétique d’une image ne dira jamais combien de citoyens adhèrent réellement au message qu’elle véhicule.</p>
<p>La technologie peut aider à identifier l’artifice. Elle ne mesure pas la représentativité.</p>
<h4><strong>Retrouver le terrain</strong></h4>
<p>Aucune réglementation ne remplacera donc la vigilance journalistique, la responsabilité des acteurs publics et la capacité des corps intermédiaires à rester en prise avec la société réelle.</p>
<p>Surtout, aucune technologie ne résoudra le problème politique qui se trouve sous le problème numérique.</p>
<p>Si des colères profondes ne trouvent plus de lieux où être entendues, organisées, discutées et transformées en compromis, d’autres acteurs occuperont cet espace. Certains seront militants. D’autres commerciaux. D’autres automatisés. Leurs intérêts ne coïncideront pas nécessairement avec ceux des citoyens dont ils amplifient la colère.</p>
<p>La question posée par le 17 octobre dépasse donc largement cette date.</p>
<p>Pendant longtemps, nous nous sommes demandé comment empêcher les réseaux sociaux de manipuler la démocratie. La question devient plus complexe : comment empêcher la démocratie de confondre ce que les réseaux rendent visible avec ce que la société veut réellement ?</p>
<p>Il serait dangereux de gouverner selon les tendances des plateformes. Il serait tout aussi dangereux de considérer que ce qui naît sur ces plateformes ne mérite aucune attention.</p>
<p>Entre fascination pour la viralité et mépris du numérique, une discipline démocratique devient indispensable : vérifier l’origine d’un signal, observer sa propagation, distinguer l’amplification de l’adhésion et, surtout, confronter le monde numérique au terrain.</p>
<p>Car le danger n’est pas que l’intelligence artificielle invente toutes nos colères. Il est qu’elle contribue à leur donner une apparence, une vitesse et une puissance qui précèdent désormais notre capacité collective à en comprendre l’origine, la représentativité et la finalité.</p>
<p>À l’âge des algorithmes, le premier enjeu démocratique est peut-être devenu celui-ci : ne jamais confondre ce qui capte notre attention avec ce qui représente notre volonté.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ambassadeur du Maroc auprès de l&#8217;UE affirme que la résolution européenne sur Sebta ne comporte « aucune incrimination » contre le Royaume</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 09:54:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ahmed Réda Chami]]></category>
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					<description><![CDATA[Après l'adoption jeudi par le Parlement européen d'une résolution sur les événements survenus fin juillet à Sebta, l'ambassadeur du Maroc auprès de l'Union européenne et de l'OTAN, Ahmed Reda Chami, a plaidé pour un dialogue franc et responsable, affirmant que le texte ne comporte aucune incrimination contre le Royaume.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><strong>Un appel au dialogue après le vote européen</strong></p>
<p dir="ltr">Après le vote du Parlement européen sur une résolution concernant les événements de Sebta fin juillet, l&rsquo;ambassadeur du Maroc auprès de l&rsquo;Union européenne et de l&rsquo;OTAN, Ahmed Reda Chami, a affirmé que la confrontation des défis communs entre le Maroc et l&rsquo;Europe nécessite de privilégier un dialogue franc et responsable, ainsi que la recherche de solutions pratiques et durables.</p>
<p dir="ltr">Dans une déclaration à la MAP, Ahmed Reda Chami a expliqué que la gestion du dossier migratoire ne peut être réduite à des positions conjoncturelles, mais exige une coopération quotidienne et un dialogue continu entre les deux parties.</p>
<p dir="ltr"><strong>« Aucune incrimination ni injonction » contre le Maroc, selon l&rsquo;ambassadeur</strong></p>
<p dir="ltr">Concernant la résolution européenne, l&rsquo;ambassadeur marocain a insisté sur le fait qu&rsquo;elle ne contient ni accusations ni injonctions dirigées contre le Maroc, et qu&rsquo;elle n&rsquo;adopte pas les tentatives d&rsquo;instrumentaliser politiquement le dossier de la migration. Il a souligné qu&rsquo;un certain nombre d&rsquo;amendements qu&rsquo;il a considérés comme ayant un caractère hostile n&rsquo;ont pas obtenu l&rsquo;approbation du Parlement, en particulier grâce à la position de députés appartenant aux principales formations politiques européennes.</p>
<p dir="ltr">Ahmed Reda Chami a également critiqué des campagnes médiatiques qui, selon lui, tentent d&rsquo;attribuer à la résolution européenne des positions et des contenus qui n&rsquo;existent pas dans son texte.</p>
<p dir="ltr"><strong>Un texte adopté par 339 voix contre 225</strong></p>
<p dir="ltr">La résolution, déposée par le Parti populaire européen (PPE, droite) et soutenue par les groupes des Conservateurs et réformistes européens et des Patriotes pour l&rsquo;Europe, a été adoptée jeudi par 339 voix pour, contre 225 qui s&rsquo;y sont opposées et 16 abstentions, un résultat inférieur à la moitié du nombre total des membres du Parlement européen. Le texte, sans portée contraignante, appelle le Maroc et l&rsquo;Espagne à accélérer leur coopération en matière de retours et de réadmissions des personnes en situation irrégulière entrées à Sebta lors du franchissement massif de fin juillet, et évoque l&rsquo;instrumentalisation de la migration irrégulière comme un outil de « guerre hybride » contre l&rsquo;intégrité territoriale d&rsquo;un pays de l&rsquo;Union. Les groupes de gauche du Parlement s&rsquo;y sont opposés.</p>
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		<title>Bo9al, DJ Fly, Figoshin et Dizzy Dros animent la première soirée de L&#8217;Boulevard 2026</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 09:14:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La 24e édition du festival L'Boulevard a démarré jeudi soir au stade du R.U.C. à Casablanca avec une première soirée consacrée au rap et au hip-hop, portée par les prestations de Bo9al, DJ Fly, Figoshin et Dizzy Dros.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><strong>Une ouverture placée sous le signe du rap et du hip-hop</strong></p>
<p dir="ltr">La 24e édition du festival L&rsquo;Boulevard a démarré jeudi soir au stade du R.U.C. à Casablanca avec une première soirée placée sous le signe du rap et du hip-hop, marquée notamment par les prestations de Bo9al, DJ Fly, Figoshin et Dizzy Dros.</p>
<p dir="ltr">La soirée a débuté avec le rappeur marocain Bo9al, qui a investi la scène devant le public venu assister à cette première soirée de la 24e édition de L&rsquo;Boulevard. Sa prestation a donné le ton à une programmation consacrée au rap et au hip-hop. La scène a ensuite accueilli DJ Fly, qui a proposé un set inscrit dans l&rsquo;univers du hip-hop et du turntablism, avant de laisser place au rappeur marocain Figoshin.</p>
<p dir="ltr"><strong>Le retour très attendu de Dizzy Dros</strong></p>
<p dir="ltr">Dizzy Dros a clôturé cette première soirée, retrouvant la scène de L&rsquo;Boulevard après sept ans, à l&rsquo;occasion d&rsquo;une prestation consacrée notamment à son nouvel album et présentée avec un live band.</p>
<p dir="ltr"><strong>Une place centrale accordée aux jeunes talents</strong></p>
<p dir="ltr">S&rsquo;exprimant à l&rsquo;occasion de cette soirée d&rsquo;ouverture, le président de l&rsquo;association EAC-L&rsquo;Boulevart, Driss Iraki, s&rsquo;est réjoui de la forte affluence du public, mettant également en avant la participation d&rsquo;artistes marocains parmi les têtes d&rsquo;affiche de cette édition, aussi bien dans le rap que dans d&rsquo;autres styles musicaux. Il a également relevé, dans une déclaration à la MAP, que L&rsquo;Boulevard se distingue par la place accordée aux jeunes, notamment à travers le Tremplin, qu&rsquo;il a présenté comme une compétition et un véritable révélateur des musiques actuelles au Maroc. Selon lui, ce dispositif offre aux artistes émergents l&rsquo;opportunité de se confronter à l&rsquo;épreuve du live, de bénéficier du regard de professionnels et de franchir une étape dans leur parcours artistique.</p>
<p dir="ltr"><strong>Dizzy Dros, un artiste qui a « grandi » avec le festival</strong></p>
<p dir="ltr">Pour sa part, Dizzy Dros s&rsquo;est dit heureux de retrouver ce festival, où il affirme avoir « grandi », soulignant l&rsquo;importance de L&rsquo;Boulevard dans son parcours artistique. L&rsquo;artiste a estimé, dans une déclaration similaire, que le festival continue d&rsquo;offrir aux jeunes artistes, débutants comme professionnels, des opportunités pour évoluer dans leur carrière musicale. <em>« Je répondrai toujours présent si le festival fait appel à moi »</em>, a-t-il affirmé. Dizzy Dros s&rsquo;est également réjoui d&rsquo;avoir présenté son nouvel album avec un live band, estimant que cette configuration permet d&rsquo;apporter une dimension visuelle et sonore à la prestation.</p>
<p dir="ltr"><strong>Une programmation qui se poursuit jusqu&rsquo;au 20 septembre</strong></p>
<p dir="ltr">À travers cette édition, L&rsquo;Boulevard poursuit sa vocation de plateforme dédiée aux différentes expressions des musiques actuelles, tout en accordant une place aux jeunes talents à travers le Tremplin. La 24e édition de L&rsquo;Boulevard se poursuit jusqu&rsquo;au 20 septembre à Casablanca avec une programmation musicale et plusieurs activités dédiées notamment à la promotion des musiques actuelles et à l&rsquo;accompagnement des jeunes artistes.</p>
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		<title>Nasser Bourita souligne que la gestion des détroits est une responsabilité et non une propriété</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 09:11:58 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a affirmé jeudi devant le Conseil de sécurité de l'ONU que le Maroc considère la gestion des détroits comme une responsabilité et non une propriété, appelant à un code de conduite international pour les pays riverains et proposant d'accueillir un forum sur la liberté de navigation.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><strong>Une responsabilité plutôt qu&rsquo;une propriété</strong></p>
<p dir="ltr">Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l&rsquo;étranger, Nasser Bourita, a affirmé, jeudi lors d&rsquo;une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies selon la formule Arria, que le Maroc considère la gestion des détroits comme une responsabilité et non comme une propriété, appelant à une initiative visant à élaborer un code de conduite pour les pays riverains de ces passages maritimes.</p>
<p dir="ltr">Intervenant lors de cette réunion, organisée par le Bahreïn sous le thème « Des mers sûres, une sécurité partagée: protéger la liberté de navigation dans un environnement sécuritaire en évolution », Nasser Bourita a souligné que le Maroc n&rsquo;est pas seulement un État côtier, mais aussi un pays qui assume une responsabilité directe dans la gestion et la sécurité du détroit de Gibraltar, l&rsquo;une des voies maritimes les plus importantes au monde.</p>
<p dir="ltr"><strong>Un trafic maritime considérable</strong></p>
<p dir="ltr">Dans ce contexte, le ministre a indiqué que près de 100.000 navires transitent chaque année par ce détroit, soit l&rsquo;équivalent de quelque 300 navires par jour, ou un navire toutes les cinq minutes. Selon lui, la navigation dans le détroit de Gibraltar est cinq fois plus importante que celle du canal de Suez, onze fois supérieure à celle du canal de Panama et près de trois fois plus intense que celle du détroit d&rsquo;Ormuz.</p>
<p dir="ltr"><strong>Une responsabilité internationale plutôt qu&rsquo;un privilège</strong></p>
<p dir="ltr">Nasser Bourita a souligné que le Maroc ne considère pas sa position géographique comme un privilège ou un outil de pression et de chantage, mais plutôt comme une responsabilité internationale et un levier au service de la coopération internationale, de la stabilité et du développement.</p>
<p dir="ltr"><strong>Un appel à un code de conduite et un forum international</strong></p>
<p dir="ltr">Dans cette perspective, le ministre a annoncé aux participants de cette réunion l&rsquo;appel du Maroc à engager une réflexion sur l&rsquo;élaboration d&rsquo;un code de conduite international en faveur de la liberté de navigation, partant du principe que les voies maritimes internationales doivent demeurer des espaces ouverts, sûrs et prévisibles.</p>
<p dir="ltr">À cet effet, Nasser Bourita a proposé que le Maroc accueille, en coordination avec le Royaume de Bahreïn, un forum international visant à renforcer l&rsquo;attachement aux règles du droit international, à favoriser l&rsquo;échange des meilleures pratiques et à mettre fin à la polarisation entre ceux qui prétendent être propriétaires de ces passages stratégiques et ceux qui cherchent à les exploiter à des fins de chantage.</p>
<p dir="ltr"><strong>Une infrastructure mondiale fragile</strong></p>
<p dir="ltr">Le ministre a également estimé que les mers et les océans constituent une infrastructure mondiale essentielle qui, malgré son importance capitale, demeure fragile, ce qui en fait une cible vulnérable pour les convoitises et les desseins malveillants.</p>
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		<title>L&#8217;ambassadeur du Maroc en Palestine effectue une visite à la ville de Naplouse</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 09:08:06 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Université Al-Najah]]></category>
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					<description><![CDATA[L'ambassadeur du Maroc à Ramallah, Abdel Rahim Mezziane, s'est rendu mardi à Naplouse, où il a rencontré le gouverneur de la ville ainsi que le président du conseil d'administration de l'Université nationale Al-Najah, également président de la Commission électorale centrale, pour s'informer des préparatifs des élections législatives.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><strong>Une visite à la ville de Naplouse</strong></p>
<p dir="ltr">L&rsquo;ambassadeur de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Abdel Rahim Mezziane, a effectué, mardi 15 septembre 2026, une visite à la ville de Naplouse, où il a été accueilli par le gouverneur de la ville, Ghassan Daghlas. Cette visite a été l&rsquo;occasion de s&rsquo;informer de la situation actuelle dans la ville, de prendre connaissance des principaux défis auxquels elle est confrontée, ainsi que d&rsquo;examiner les perspectives de renforcement de la coopération et des relations fraternelles entre le Royaume du Maroc et la ville de Naplouse.</p>
<p dir="ltr"><strong>Une rencontre avec le président de la Commission électorale centrale</strong></p>
<p dir="ltr">L&rsquo;ambassadeur s&rsquo;est également rendu à l&rsquo;Université nationale Al-Najah, où il s&rsquo;est entretenu avec Rami Hamdallah, président du conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;université et président de la Commission électorale centrale. Il a pris connaissance des efforts déployés par la Commission et de ses préparatifs en vue de l&rsquo;organisation des élections législatives, ainsi que des différentes étapes du processus électoral selon le calendrier retenu.</p>
<p dir="ltr"><strong>S&rsquo;inscrit dans le cadre des relations fraternelles avec le peuple palestinien</strong></p>
<p dir="ltr">Cette visite s&rsquo;inscrit dans le cadre de la volonté du Royaume du Maroc de continuer à renforcer ses relations fraternelles avec le peuple palestinien et ses institutions, et de suivre de près la situation dans les différentes villes de l&rsquo;État de Palestine, contribuant ainsi à consolider la coopération et les échanges entre les deux parties.</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>La dette publique espagnole repasse sous les 100% du PIB, une première depuis 2020</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 08:57:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le niveau de la dette publique en Espagne est passé sous les 100% du PIB en juillet, une première depuis février 2020, a annoncé jeudi la Banque d'Espagne, un objectif que le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez s'était fixé d'atteindre avant la fin de l'année.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><strong>Un seuil symbolique franchi en avance</strong></p>
<p dir="ltr">Le niveau de la dette publique en Espagne est passé sous les 100% du PIB en juillet, une première depuis 2020, a annoncé jeudi la Banque d&rsquo;Espagne, nouveau reflet de la bonne santé de l&rsquo;économie nationale. <em>« Le solde de la dette de l&rsquo;ensemble des administrations publiques s&rsquo;est établi en juillet 2026 à 99,9% du PIB, soit 2,4 points de pourcentage de moins qu&rsquo;à la même période de l&rsquo;année précédente »</em>, a détaillé dans un communiqué l&rsquo;institution monétaire, basée à Madrid, précisant qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la première fois « depuis février 2020, avant la pandémie » de Covid-19.</p>
<p dir="ltr">En volume, la dette publique s&rsquo;est établie en juillet à 1 744 milliards d&rsquo;euros. Le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez avait fixé comme objectif de passer sous ce seuil symbolique avant la fin de l&rsquo;année: l&rsquo;objectif a donc été atteint plusieurs mois avant l&rsquo;échéance prévue.</p>
<p dir="ltr"><strong>Une décrue portée par le tourisme et la consommation</strong></p>
<p dir="ltr">Dès 2020, la pandémie mondiale de Covid-19 avait entraîné l&rsquo;explosion des dépenses publiques en Espagne, la dette atteignant à son plus haut 124,2% du PIB en mars 2021. Depuis, la tendance est à la baisse, favorisée par la vigueur de l&rsquo;économie espagnole, tirée par la manne du tourisme, la consommation des ménages et les investissements étrangers. Dans ce contexte globalement favorable, le gouvernement espagnol anticipe une croissance soutenue de 2,6% en 2026, après 2,8% en 2025.</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Sebta: Madrid annonce un plan pour ancrer les enclaves de Sebta et Melilia dans l&#8217;Union européenne</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 08:51:35 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Comité des régions]]></category>
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		<category><![CDATA[Union douanière]]></category>
		<category><![CDATA[Union europèenne]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a présenté mardi devant le Conseil des ministres un plan destiné à renforcer l'intégration des deux villes marocaines occupées, Sebta (Ceuta) et Melilia, au sein de l'Union européenne, incluant un siège permanent au Comité des régions et l'entrée dans l'Union douanière.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><strong>Un plan européen présenté au Conseil des ministres</strong></p>
<p dir="ltr">Le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l&rsquo;Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a présenté mardi devant le Conseil des ministres espagnol un rapport sur les actions engagées par son ministère pour renforcer l&rsquo;intégration des villes de Sebta et Melilia, sous administration espagnole, au sein de l&rsquo;Union européenne.</p>
<p dir="ltr">Le ministre s&rsquo;est par ailleurs entretenu mercredi directement avec les présidents des deux villes, Juan Jesús Vivas pour Sebta et Juan José Imbroda pour Melilia, avant d&rsquo;adresser un courrier aux ministères concernés en vue de coordonner les différentes actions du plan, dont la présentation formelle est annoncée comme imminente.</p>
<p dir="ltr"><em>« D&rsquo;abord le dialogue avec les villes autonomes, ensuite avec les institutions espagnoles et les différents ministères avec lesquels nous devons nous concerter, puis nous ferons immédiatement la proposition formelle à l&rsquo;Union européenne »</em>, a déclaré José Manuel Albares, précisant en avoir déjà informé les instances européennes lors de rencontres à Bruxelles la semaine précédente. Selon le ministre, les deux présidents ont exprimé leur adhésion à cette démarche.</p>
<p dir="ltr"><strong>Coordination ministérielle et intégration douanière</strong></p>
<p dir="ltr">Pour coordonner l&rsquo;ensemble des actions prévues au sein du gouvernement, José Manuel Albares a adressé un courrier aux responsables des ministères de l&rsquo;Économie, des Finances, de l&rsquo;Agriculture et de la Politique territoriale, en vue de permettre la participation de Sebta et Melilia à l&rsquo;Union douanière européenne, notamment par leur inclusion dans les directives communautaires correspondantes et certaines politiques de l&rsquo;UE. L&rsquo;objectif affiché par Madrid est de définir, en concertation avec les autorités locales, le régime le plus adapté aux spécificités géographiques et socio-économiques des deux villes.</p>
<p dir="ltr"><strong>Un siège au Comité des régions et davantage de Frontex</strong></p>
<p dir="ltr">Parmi les mesures annoncées figurent l&rsquo;établissement d&rsquo;un poste permanent pour Sebta et pour Melilia au sein du Comité des régions de l&rsquo;UE, un renforcement de la présence de l&rsquo;agence européenne Frontex dans les deux villes — après un premier paquet d&rsquo;aide annoncé la semaine précédente — ainsi que les démarches en vue de leur intégration au territoire douanier de l&rsquo;Union européenne.</p>
<p dir="ltr">José Manuel Albares a également rendu compte au Conseil des ministres de ses échanges avec de hauts responsables des institutions européennes, insistant sur la nécessité pour l&rsquo;Union européenne de faire preuve d&rsquo;unité et de solidarité, ainsi que sur l&rsquo;importance d&rsquo;un traitement équivalent pour l&rsquo;ensemble des frontières de l&rsquo;UE, tant à l&rsquo;est qu&rsquo;au sud. Le ministre a souligné que ces mesures visent à obtenir pour les deux villes un traitement conforme à leurs spécificités géographiques, notamment en tant que seule frontière terrestre de l&rsquo;UE avec l&rsquo;Afrique, une situation qui implique une pression migratoire particulière.</p>
<p dir="ltr">Madrid entend par ailleurs faire reconnaître, dans le cadre du prochain Cadre financier pluriannuel de l&rsquo;UE, des spécificités comparables à celles dont bénéficient déjà les frontières orientales de l&rsquo;Union en matière de financement.</p>
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