Le Venezuela ciblé par des frappes américaines
Le 3 janvier 2026, à Caracas, les États-Unis ont lancé des bombardements aériens contre des sites militaires vénézuéliens, ordonnés par le président Donald Trump, en réponse à des tensions persistantes, provoquant l’état d’urgence décrété par Nicolás Maduro et des appels à un sommet onusien d’urgence.
Les États-Unis ont bombardé Caracas ciblant majoritairement des bases militaires vénézuéliennes Des explosions ont été signalées à l’aéroport militaire de La Carlota, à la base aérienne Generalissimo Francisco de Miranda, à un entrepôt d’armes à l’aéroport de Higuerote, au port de La Guaira et au complexe militaire Fuerte Tiuna. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des hélicoptères américains MH-47 Chinook survolant la capitale et des frappes aériennes.
Le président américain Donald Trump a ordonné ces frappes sur des cibles militaires, selon des responsables américains cités par CBS News, sans autre commentaire officiel de Washington.
Le président vénézuélien Nicolás Maduro a décrété l’état d’urgence dans tout le pays et appelé la population à se préparer à « vaincre cette agression impérialiste » américaine. Le vice-président colombien de Gustavo Petro a réclamé un sommet d’urgence de l’ONU après l’attaque américaine contre le Venezuela.
L’espace aérien vénézuélien est fermé à tous les avions civils. La FAA (Federal Aviation Administration) a interdit aux avions américains de voler au-dessus du Venezuela.
Sur FlightRadar24, les transpondeurs de l’US Air Force ont été coupés, leurs vols sont invisibles et un KC-135R Stratotanker (avion ravitailleur) a été aperçu au sud de Porto Rico, ce qui laisse supposer la présence de chasseurs.
Ces mesures américaines visent à renverser le régime de Nicolás Maduro, accusé de soutenir divers groupes terroristes qui déstabilisent les États-Unis et leurs alliés, tels que le Hamas, le Hezbollah, le cartel de Sinaloa, le Front Polisario et l’ELN colombien, contribuant à l’instabilité régionale et aux menaces sécuritaires.
Ces bombardements visent stratégiquement à renverser Nicolás Maduro dans un but de réaffirmer l’hégémonie américaine en Amérique latine et contrer les rivaux géopolitiques qui sont la Russie, la Chine et l’Iran.
- Économiquement, ils sécurisent les plus grandes réserves pétrolières mondiales pour relancer la production effondrée et avoir le dessus sur l’OPEP+.
- Sur le plan sécuritaire, ils neutralisent le soutien de Maduro à des groupes hostiles aux US et ses alliés tels que le Hamas, le Hezbollah, le Cartel de Sinaloa, le Front Polisario et l’ELN colombien, limitant narcotrafic et instabilité régionale.
Les réactions des alliés de Maduro ne se sont pas faites attendre.
- Cuba dénonce et exige une réaction urgente de la communauté internationale face à « l’attaque criminelle des États-Unis contre le Venezuela ». Le président Díaz-Canel dénonce un « terrorisme d’état contre le courageux peuple vénézuélien ».
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L’Iran condamne une « agression militaire » des États-Unis contre le Venezuela, qu’il qualifie de « violation flagrante de la Charte de l’ONU et du droit international ». Téhéran affirme que ces frappes viseraient à s’emparer des ressources pétrolières et minières vénézuéliennes et appelle l’ONU et le Conseil de sécurité à réagir immédiatement.

