La Commission européenne ne redoute pas, pour l’instant, une perturbation de l’approvisionnement énergétique de l’Union européenne malgré l’aggravation de la crise au Moyen-Orient ce week-end, a indiqué lundi une porte-parole de l’Exécutif européen.
« D’après nos analyses, il n’y a pas de préoccupation immédiate en termes de sécurité d’approvisionnement pour l’UE », a déclaré la porte-parole lors du point presse quotidien de la mi-journée, en réponse aux questions des journalistes.
Les Etats membres ont été invités à transmettre leur évaluation nationale d’ici la fin de la journée et une réunion du groupe de coordination « pétrole » sera convoquée dans les 48 heures, a-t-elle précisé.
Sur les prix du pétrole, un débat est prévu vendredi au sein du collège des commissaires, mais la question pourrait être évoquée dès lundi après-midi lors d’une réunion dédiée à la sécurité.
La Commission a souligné que le devenir des routes et des schémas du transport mondial influencera à long terme la structure des prix, alors que le détroit d’Ormuz reste de facto fermé par les gardiens de la révolution iraniens.
A court terme, la saison de chauffage en Europe arrive à son terme à la fin du mois, et les réserves de gaz sont encore remplies à 30 %, un niveau conforme aux attentes de fin d’hiver, permettent d’écarter pour l’instant tout risque de pénurie.
« Donc, pas de mesures d’urgence, pas de pénurie envisagée, nos sources d’importation sont très diversifiées », a ajouté la porte-parole.
SS
