Paris demande l’arrestation et le jugement des colons israéliens assiégeant le village palestinien de Qusra

Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a condamné fermement le siège et l’occupation par des colons israéliens de plusieurs habitations palestiniennes à Qusra, au sud de Naplouse, exigeant des autorités israéliennes des poursuites judiciaires immédiates.

Condamnation ferme et appel à des sanctions judiciaires

La diplomatie française hausse le ton face à la multiplication des exactions en Cisjordanie occupée. Dans un communiqué diffusé ce vendredi 14 août 2026, le Quai d’Orsay a fermement dénoncé les attaques menées contre le village d’Al-Qusra, situé au sud de Naplouse. « La France condamne avec la plus grande fermeté l’occupation par des colons israéliens de plusieurs habitations palestiniennes situées dans le village d’Al Qusra en Cisjordanie, ainsi que les violences perpétrées à l’encontre des civils palestiniens. Elle appelle les autorités israéliennes à arrêter et à traduire en justice les auteurs », a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

Le contexte : un siège de plusieurs jours et un climat de terreur ciblé

La mise au point de Paris intervient après plusieurs journées de violences ciblées contre les habitants d’Al-Qusra. Selon les autorités locales et les ONG sur le terrain, des groupes de colons israéliens ont assiégé et occupé des habitations palestiniennes, procédant à des tirs à balles réelles, au sabotage délibéré des réseaux d’alimentation en eau et en électricité, ainsi qu’à des agressions physiques directes contre les riverains. Ce village rural de la région de Naplouse est historiquement l’un des points névralgiques du harcèlement par les avant-postes coloniaux environnants (notamment Esh Kodesh), qui cherchent à étendre leur emprise territoriale.

L’impunité et l’annexion de facto au cœur des tensions

Cette réaction française s’inscrit dans un contexte plus large d’escalade en Cisjordanie, marquée par une hausse spectaculaire des violences de colons extrémistes et des projets d’expansion coloniale. Paris, à l’instar d’autres capitales européennes et occidentales, dénonce régulièrement l’inaction des forces de sécurité israéliennes face à ces attaques, accusées de laisser s’installer un climat d’impunité facilitant le départ forcé et le déracinement des communautés palestiniennes de leurs terres ancestrales.

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