Le Hamas confirme sa participation aux élections législatives du 28 novembre sur l’ensemble des territoires palestiniens
Le Hamas a officialisé son intention de présenter des listes électorales intégrées en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est pour les législatives du 28 novembre, marquant son retour formel dans les urnes vingt ans après sa victoire historique de 2006.
Une ambition électorale étendue à l’ensemble des territoires
S’exprimant lors d’un entretien accordé à la chaîne Al-Aqsa, Hossam Badran, membre du bureau politique du Hamas, a confirmé que le mouvement concourra lors des législatives convoquées pour le 28 novembre 2026. Le dirigeant a précisé que le mouvement ne se cantonnera pas à la bande de Gaza, mais entend aligner des candidats ou soutenir des listes d’alliance dans l’ensemble des circonscriptions, y compris en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est. « Nous travaillons avec de nombreuses factions pour former un bloc national élargi […] nous nous opposerons à toute refonte du système politique qui viserait à nous marginaliser », a-t-elle insisté.
Le précédent historique de 2006 et la question des candidatures à Jérusalem
Le Hamas n’en est pas à son premier essai sur le terrain électoral de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Lors des dernières législatives organisées en janvier 2006, le mouvement avait boycotté l’étiquette « Hamas » pour concourir sous la liste « Changement et Réforme ». À la surprise générale, la formation islamiste avait remporté 74 des 132 sièges du Conseil législatif (PLC), s’imposant largement dans plusieurs fiefs de Cisjordanie (notamment à Hébron, Naplouse et Ramallah) ainsi qu’à Jérusalem-Est, où ses candidats indépendants avaient raflé la majorité des sièges réservés à la ville. C’est précisément la victoire du Hamas et le refus international de reconnaître son gouvernement qui avaient provoqué le schisme politique de 2007 entre la Cisjordanie (administrée par le Fatah) et la bande de Gaza.
Feu vert de l’AP et blocages israéliens : les inconnues du scrutin
La participation effective du Hamas en Cisjordanie et à Jérusalem repose désormais sur deux verrous majeurs :
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L’autorisation de l’Autorité Palestinienne : Bien que le président Mahmoud Abbas ait promulgué le décret électoral le 9 juillet dernier sous la pression internationale, Ramallah redoute un scénario similaire à 2006. Pour contourner la condition d’allégeance aux accords de l’OLP qui bloquait le Hamas, les amendements récents à la loi électorale exigent seulement le respect de la Loi fondamentale palestinienne, ouvrant théoriquement la porte à des listes conjointes de technocrates.
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Le veto d’Israël à Jérusalem-Est : Comme lors de l’annulation de la tentative électorale de 2021, Israël refuse catégoriquement toute activité politique ou électorale du Hamas à Jérusalem-Est, qualifiant l’organisation de groupe terroriste. La tenue du scrutin dans la Ville sainte dépendra de la capacité des votants à utiliser les bureaux de poste ou les modalités de vote à distance, un point de friction qui pourrait encore menacer la tenue du scrutin global.
