« Nous resterons dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire » : Israël rejette la perspective d’un retrait immédiat
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que les forces israéliennes resteront dans la zone de sécurité du sud du Liban aussi longtemps que nécessaire. Cette position contredit les récentes déclarations du président américain Donald Trump, qui anticipait un retrait militaire d’Israël. Le ministre israélien de la Défense a confirmé cette décision, exigeant le désarmement du Hezbollah avant toute évacuation.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé jeudi que les forces militaires israéliennes maintiendront leur position au Liban. Lors d’une cérémonie de remise de diplômes aux pilotes de l’armée de l’air israélienne, il a déclaré : « Nous resterons dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour garantir la sécurité de nos communautés dans le nord ».
Ces déclarations interviennent après les propos tenus mercredi par le président américain Donald Trump. En marge du sommet de l’Otan organisé à Ankara, le chef d’État américain avait indiqué, à l’issue de discussions avec Benjamin Netanyahu, qu’Israël avait l’intention de retirer ses troupes du territoire libanais.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a publiquement contredit cette perspective américaine. Dans un communiqué publié jeudi, il a indiqué qu’Israël n’a sollicité aucune autorisation pour entrer ou pour rester au Liban. Il a précisé que le maintien des troupes dans la zone de sécurité se poursuivra jusqu’au désarmement complet du Hezbollah.
Ces positions sont formulées en amont d’un nouveau cycle de négociations directes entre Israël et le Liban, prévu à Rome les 15 et 16 juillet. Ces discussions s’inscrivent dans le cadre d’un accord parrainé par les États-Unis et signé le 26 juin. Le texte établit le principe d’un retrait israélien par phases, en débutant par deux zones pilotes, en échange du déploiement de l’armée libanaise.
Le gouvernement libanais exige qu’Israël procède à l’évacuation de ces deux zones pilotes avant l’ouverture de la session de pourparlers de Rome.

