Cette mesure intervient suite à la décision de la Cour suprême des Etats-Unis d’invalider une bonne partie des droits de douane mis en place par l’actuelle administration américaine.
« C’est un grand honneur pour moi d’avoir signé, depuis le Bureau ovale, un décret imposant un droit de douane mondial de 10 % applicable à tous les pays, qui entrera en vigueur presque immédiatement », a écrit le président Trump sur son réseau Truth Social.
Plus tôt dans la journée, le président américain a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a considéré « profondément décevante » la décision de la Cour suprême, affirmant que son administration dispose « d’alternatives ».
Le chef de l’exécutif américain a vivement critiqué les juges qui se sont prononcés contre les droits de douane imposés par son administration, accusant la Cour suprême d’avoir cédé face à des « influences étrangères ». Selon la décision rendue par une majorité de six juges de la Cour suprême sur neuf, le président américain ne peut pas justifier ces droits de douane par une nécessité d’urgence économique.
L’administration américaine actuelle avait choisi d’imposer ces surtaxes douanières en s’appuyant sur un texte de 1977 autorisant théoriquement l’exécutif à agir dans le domaine économique sans l’aval préalable du Congrès dès lors qu’une « urgence économique » était identifiée. Mais selon le président de la Cour suprême, John Roberts, le président doit « justifier d’une autorisation du Congrès claire » pour mettre en place des droits de douane.
Cette décision concerne les droits de douane présentés comme « réciproques » par le gouvernement américain mais pas ceux appliqués à des secteurs d’activités particuliers, comme l’automobile ou l’acier et l’aluminium.

