Le sélectionneur Ouahbi sur Achraf Hakimi: « On ne peut pas demander à un latéral droit de tout faire »
Le sélectionneur de l’équipe nationale de football, Mohamed Ouahbi, a affirmé, mardi à Salé, que le parcours des Lions de l’Atlas en Coupe du monde 2026 est une source de fierté au vu de la qualité du jeu présenté sur le terrain.
S’exprimant en conférence de presse tenue au Complexe Mohammed VI de football à Maâmoura consacrée à la participation des Lions de l’Atlas à la Coupe du monde 2026 co-organisée par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, M. Ouahbi a indiqué: « j’aime bien me projeter dans l’avenir de l’équipe nationale du Maroc et le futur sera meilleur », ajoutant que les performances des jeunes joueurs évoluant dans les équipes nationales leur permettent de se mesurer avec les grands.
« Nous avons un plan bien défini et nous n’allons pas s’arrêter. Ce que nous voulons faire est de poursuivre ce que nous avons fait en cette Coupe du monde et faire en sorte que l’exploit du Maroc en 2022 au Qatar ne soit pas un exploit isolé, mais un signe que le Maroc travaille bien », a-t-il martelé.
La défaite face à la France
Il a, dans ce sens, rappelé que l’équipe nationale n’avait pas entamé un nouveau projet, mais poursuivait le travail engagé au cours des dernières années, insistant sur la nécessité de continuer à progresser afin d’élever encore le niveau de l’équipe nationale et de préserver sa place parmi les meilleures sélections du monde.
Sur la défaite en quarts de finale, le coach a indiqué que l’ambition était d’aller loin dans la compétition, mais cette fin de parcours face à la France est aussi une opportunité de se poser les bonnes questions pour pouvoir évoluer dans l’avenir.
Analysant la prestation des Lions de l’Atlas lors des quarts de finale face à la France, le coach a estimé que « nous avons manqué de percussion et nous aurions pu faire plus pour embêter le jeu de la France qui était un gros morceau en face ».
« Je ne pense pas qu’on ait eu peur, ni que notre plan de jeu ait été différent. C’était le même contre les Pays-Bas ou le Brésil. Je ne laisse jamais les joueurs défendre bas », s’est-il défendu, regrettant toutefois que son équipe n’a jamais réussi à imposer son football.
« On a manqué de maturité à certains moments, voire de personnalité, pour ramener le ballon dans leur camp et imposer notre plan de jeu. Même après avoir discuté avec les joueurs, c’est le seul regret qu’on », a-t-il poursuivi.
Sur Achraf Hakimi, très critiqué, le sélectionneur a volé au secours du latérale droit faisant valoir que « dans dix ans, on se dira qu’on avait quand même le meilleur latéral droit du monde, un joueur extraordinaire. Mais on ne peut pas demander à un latéral droit de tout faire. Il devait défendre face à des joueurs de très grande qualité, attaquer, créer des occasions, marquer… Ce n’est pas possible».
Il a salué la performance des joueurs qui ont disputé la Coupe du monde « qui nous ont ramené jusqu’aux quarts de finale et nous ont fait vibrer », ajoutant que « les joueurs qui n’ont pas été sélectionnés vont aussi compter lors des prochaines échéances ».
Selon Ouahbi, « l’important est de continuer à être exigent dans la formation des joueurs et de la qualité des joueurs qu’on recrute pour aller encore loin dans les compétitions », ajoutant que l’équipe nationale du Maroc dispose de la qualité et de la performance nécessaires pour faire plus que l’épopée de la Coupe du monde en 2022 au Qatar.
Concernant son adjoint João Sacramento, Ouahbi a affirmé qu’il va continuer son travail au sein du staff technique de l’équipe nationale du Maroc, notant que le technicien portugais « s’est investi énormément et s’est attaché au Maroc. Son travail a été important avec nous par ce qu’il apporte beaucoup à l’équipe nationale ».
