Macron fustige “une presse qui ne cherche plus la vérité”

Le président français Emmanuel Macron a fustigé les médias qui, selon lui, "ne cherchent plus la vérité" et qui cherchent à se muer "en pouvoir judiciaire".

Mardi soir, Emmanuel Macron est sorti de son mutisme pour livrer sa version sur l’affaire Benalla, son ex-collaborateur à l’Elysée. Assumant tout des erreurs de ce dossier et la responsabilité de la sanction infligée à l’ancien chargé de mission de l’Elysée, le chef de l’Etat a toutefois refusé de se soustraire à d’autres critiques que celle du "peuple français" et du "peuple citoyen".

Devant un parterre de députés La République en marche!, réunis à la Maison de l’Amérique latine à Paris, le président de la République a estimé que les médias cherchent aujourd’hui à se muer en "pouvoir judiciaire" et a dénoncé, avec virulence, les dérives et mensonges auxquels, selon lui, ils se seraient livrés.

"Les mêmes d’ailleurs vous disant tout et n’importe quoi sans que ça les fasse rougir ou s’interroger sur eux-mêmes. Qu’ils soient parfois parlementaires, qu’ils soient commentateurs, qu’ils soient journalistes, les mêmes ont dit des fadaises", a dénoncé Emmanuel Macron prenant notamment pour exemple la qualité de "bagagiste" d’Alexandre Benalla, omettant que l’information a été donnée par le secrétaire d’Etat en charge des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner.

La presse, "disait ‘regardez un directeur de la préfecture de police a dit que c’était faux’. Il dément quelques heures plus tôt. On dit ‘regardez’, les images tournent en boucle, d’une scène inadmissible et que je condamne. Mais moi, j’aimerais la scène d’avant, la scène d’après, quel est le contexte, qu’est-ce qu‘il s’est passé. S’agissaient-ils d’individus qui buvaient gentiment un café? Que s’est-il passé juste ensuite?", a-t-il questionné.

Et d’ajouter: "J’ai cru comprendre qu’il y avait des images? Où sont-elles? Sont-elles montrées avec la même volonté de rechercher la vérité et d’apporter de manière équilibrée les faits?". Avant de trancher: "Nous avons une presse qui ne cherche plus la vérité."

"Je vois un pouvoir médiatique qui veut devenir un pouvoir judiciaire, a-t-il encore lancé. Un pouvoir qui a décidé qu’il n’y avait plus de présomption d’innocence dans la République et qu’il fallait fouler au pied un homme et avec lui la République."

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