La Confédération asiatique rejoint l’UEFA et la Concacaf contre le projet d’investisseurs privés de la FIFA
La Confédération asiatique de football (AFC) a apporté vendredi son soutien à l’UEFA et à la Concacaf dans leur opposition au projet de la FIFA d’ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés, estimant qu’une telle initiative « doit être reconsidérée ».
Une troisième confédération s’oppose au projet
La Confédération asiatique de football (AFC) a soutenu vendredi l’UEFA et la Concacaf, opposées au projet de la FIFA de créer une société commerciale ouverte à des investisseurs privés, la FIFA Forward Enterprise (FFE). Dans un communiqué, l’instance a annoncé vouloir « protéger la Coupe du monde ». « Compte tenu des positions exprimées par l’UEFA et la Concacaf, ainsi que des divisions sans précédent qui sont apparues dans le monde du football, l’AFC estime que la FFE proposée ne peut, de manière réaliste, parvenir au large consensus et à l’unité nécessaires pour aller de l’avant », souligne la confédération, qui regroupe 47 membres, dont 46 affiliés à la FIFA.
Un appel à réviser la gouvernance de la FIFA
Sans clairement prendre position contre le projet, l’AFC estime que « toute proposition risquant de porter atteinte à l’unité et au caractère universel » de la Coupe du monde « doit être reconsidérée ». L’instance asiatique juge que ce projet a « mis en évidence les faiblesses fondamentales des processus de consultation et de prise de décision de la FIFA », et appelle l’organisation mondiale à procéder « d’urgence à une révision de son cadre de gouvernance ». Son président, Salman bin Ebrahim Al-Khalifa, avait déjà qualifié de « totalement inacceptable » le manque de consultation des confédérations sur ce dossier.
Un front qui s’élargit face à la FIFA
Les 55 fédérations de l’UEFA avaient menacé jeudi, à l’unanimité, de ne pas participer aux prochaines compétitions de la FIFA si celle-ci ne renonçait pas à ce projet, dévoilé mardi. La Concacaf, qui regroupe 41 fédérations d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes, avait de son côté « rejeté la proposition ». La Confédération africaine de football (CAF) s’est montrée pour l’instant plus mesurée, se contentant d’appeler ses associations membres à « examiner » et « évaluer » le projet.
Un objectif de 20 milliards de dollars
Le projet de la FIFA vise à lever jusqu’à 20 milliards de dollars auprès d’investisseurs privés, avec l’objectif affiché de porter à 10 milliards de dollars le financement du développement du football mondial sur les quatre prochaines années. Malgré cette levée de boucliers de plusieurs confédérations, la FIFA a réaffirmé vendredi sa volonté de poursuivre des consultations qu’elle qualifie d' »ouvertes et démocratiques » pour mener à bien ce projet.
