Des migrants entament un retour volontaire depuis la ville occupée de Sebta vers le nord du Maroc

La ville occupée de Sebta a enregistré dans la nuit de jeudi à vendredi le départ volontaire de plusieurs groupes de migrants vers le nord du Maroc, alors que débute l’opération de rapatriement collectif convenue entre le Maroc et l’Espagne.

Un mouvement de retour volontaire observé dans la nuit
La ville occupée de Sebta a enregistré, durant la nuit de jeudi et les premières heures de vendredi matin, le départ de groupes de migrants en situation irrégulière dans le cadre d’un retour volontaire vers les villes du nord du Royaume. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux ont documenté cette migration inverse vers la ville de Fnideq et les zones montagneuses environnantes, certains migrants ayant préféré rentrer à la nage, tandis que d’autres ont emprunté les passages terrestres. Selon l’agence espagnole Europa Press, ces retours volontaires ont débuté tard dans la nuit, alors que le rythme des nouvelles arrivées commençait à se réduire au petit matin, après avoir été soutenu tout au long de la nuit.

Le début de l’opération de rapatriement collectif
Ce mouvement coïncide avec le lancement, par les autorités marocaines et espagnoles, d’une opération de rapatriement collectif de l’ensemble des migrants en situation irrégulière ayant tenté de s’infiltrer dans la ville occupée de Sebta, que ce soit par la mer ou en franchissant la barrière frontalière. Selon des sources diplomatiques, les deux pays ont convenu, à l’issue d’une réunion tenue jeudi, de renforcer leur coordination et de mettre en œuvre, dans les meilleurs délais, le retour de l’ensemble des personnes entrées illégalement, sans qu’aucune d’entre elles ne bénéficie d’une régularisation.

Un précédent similaire en 2021
Ce type d’opération de retour et de rapatriement n’est pas inédit : en mai 2021, dans la foulée d’une précédente crise migratoire ayant vu près de 8 000 candidats à l’émigration déferler sur Sebta, plus de 1 200 personnes de retour de la ville occupée avaient été rapatriées vers leurs villes d’origine — Rabat, Casablanca, Fès, Meknès ou Béni Mellal — à l’issue de vastes opérations de ratissage menées à Fnideq par les autorités marocaines.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite