Liban : l’armée condamne les attaques israéliennes empêchant son déploiement dans le sud

Le commandement de l’armée libanaise condamne de nouvelles attaques israéliennes qu’il accuse d’entraver le déploiement de ses troupes dans le sud du pays, prévu par l’accord-cadre avec Israël.

Une condamnation des attaques israéliennes

L’armée libanaise a condamné les attaques israéliennes qu’elle accuse d’empêcher son déploiement dans le sud du pays, dans le cadre du dispositif des « zones pilotes » prévu par l’accord-cadre conclu avec Israël sur le désarmement du Hezbollah.

Un premier incident dès le début du déploiement

L’armée libanaise avait annoncé le 21 juillet avoir commencé à se déployer dans une zone du sud du pays, l’une des trois « zones pilotes » prévues dans l’accord avec Israël, à Zoutr el-Gharbiyé, dans le caza de Nabatiyé. Le commandement de l’armée avait alors accusé les forces israéliennes d’avoir ouvert le feu à proximité de ses unités au moment où elles entraient dans la localité, qualifiant l’incident d’agression susceptible d’entraver les étapes prévues dans les zones pilotes, sans faire état de mort ni de blessé.

Trois localités au cœur du dispositif

Zoutr el-Gharbiyé fait partie des trois villages retenus pour lancer le programme des zones pilotes dans le sud du Liban, avec Fron et Srifa. Ce dispositif doit permettre un retrait progressif des forces israéliennes, suivi du déploiement de l’armée libanaise, de la sécurisation des localités et du retour des habitants.

Un écart persistant entre l’accord politique et la réalité du terrain

À ce jour, les troupes israéliennes ne contrôlent que la périphérie de l’une des « zones pilotes », et la question de leur présence dans les autres secteurs n’a pas encore été réglée. Ces incidents révèlent, dès les premières étapes de sa mise en œuvre, l’écart entre l’accord signé sous médiation américaine et la situation observée sur le terrain.

Un accord conclu après la visite d’Aoun à Washington

Le déploiement de l’armée libanaise dans ces zones était intervenu alors que le président Joseph Aoun se trouvait en visite à Washington, qui a parrainé l’accord-cadre entre le Liban et Israël. Beyrouth espère que la poursuite des discussions directes entre les deux pays, sous médiation américaine, débouchera sur un retrait des forces israéliennes de portions plus larges du Sud-Liban.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite