Macron attendu à Londres pour la tapisserie de Bayeux et une première rencontre avec Andy Burnham

Emmanuel Macron se rend mercredi à Londres pour visiter l’exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum aux côtés du roi Charles III, et pour une première rencontre avec le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham.

Une visite royale avant l’exposition de la tapisserie

Une rencontre avec le roi Charles III et un début de dialogue avec le nouveau Premier ministre : Emmanuel Macron se rend mercredi à Londres pour visiter l’exposition de la tapisserie au British Museum, et faire la connaissance d’Andy Burnham afin de consolider le rapprochement franco-britannique. Après un déplacement aux Pays-Bas, le président français est attendu en milieu d’après-midi dans la capitale britannique. Accompagné de son épouse Brigitte Macron, il sera d’abord reçu par le roi Charles III et la reine Camilla dans leur résidence londonienne de Clarence House, avant que les deux couples ne se rendent au British Museum pour une visite en avant-première de l’exposition de la broderie du XIe siècle décrivant la conquête de l’Angleterre en 1066 par Guillaume le Conquérant.

Un prêt d’un an décidé par Macron en 2025

Emmanuel Macron avait personnellement décidé ce prêt d’un an lors de sa visite d’État au Royaume-Uni en juillet 2025, pour « revivifier la relation culturelle » et marquer « la confiance qu’il y a aujourd’hui » entre Paris et Londres. Andy Burnham a salué « un moment majeur dans l’histoire » des deux pays, indiquant dans un communiqué qu’« alors que nous célébrons notre patrimoine commun, le président Macron et moi-même continuerons à renforcer les liens entre nos deux nations ». La tapisserie, longue de 70 mètres, est parvenue au British Museum le 10 juillet malgré les objections de certains experts français, et sera exposée pour la première fois à plat et d’un seul tenant, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

Un dirigeant en fin de mandat face à un Premier ministre fraîchement installé

C’est un dirigeant en fin de règne qui rencontrera à Londres un Premier ministre britannique fraîchement installé, d’abord autour de la tapisserie, puis pour un entretien et un déjeuner à Downing Street jeudi. Andy Burnham a remplacé mi-juillet Keir Starmer, travailliste comme lui, et le président français est le deuxième dirigeant étranger qu’il reçoit, après l’Ukrainien Volodymyr Zelensky fin juillet.

La question migratoire, sujet sensible pour Londres

Après des années de relations franco-britanniques en dents de scie, le duo Macron-Starmer affichait une certaine complicité, notamment sur le soutien à l’Ukraine et sur la recherche de solutions pour rouvrir le détroit d’Ormuz, bloqué par la guerre entre les États-Unis et l’Iran. La lutte contre les traversées de la Manche par des migrants à bord de petites embarcations reste un sujet essentiel pour Londres. « Le prêt de la tapisserie est un bel exemple de coopération franco-britannique, cette même coopération qui nous a permis de ramener le nombre de traversées de petits bateaux à son plus bas niveau depuis sept ans », a déclaré mercredi Andy Burnham devant le Parlement. Le gouvernement britannique, qui a enregistré cet été le nombre le plus bas d’arrivées de migrants depuis 2019, a salué le succès de son accord avec la France, renouvelé pour trois ans en avril.

Défense, énergie et rapprochement avec l’UE au menu côté français

Côté français, on entend insister sur les crises géopolitiques, la défense, l’espace et l’énergie. Paris espère également qu’Andy Burnham confirmera « la poursuite du rapprochement avec l’Union européenne » engagée par son prédécesseur, dix ans après le Brexit. « On peut s’attendre à pas mal de tapes dans le dos », a indiqué à l’AFP le politiste Anand Menon, du King’s College de Londres, tout en soulignant que le véritable enjeu britannique reste de se rapprocher de l’UE, ce qui se heurte selon lui à « la fermeté des Français », notamment sur l’agriculture. Alors que la date du prochain sommet UE/Royaume-Uni reste incertaine, l’Élysée a prévenu que la France est disposée à aller « aussi loin que possible » dans ce rapprochement, tout en excluant que les Britanniques puissent choisir les politiques qui les arrangent après leur sortie de l’UE.

Une étape néerlandaise consacrée aux semi-conducteurs

Dans la matinée à Eindhoven, aux Pays-Bas, le président français a mis l’accent sur « l’indépendance technologique européenne », en visitant le leader néerlandais des semi-conducteurs ASML. Aux côtés du Premier ministre néerlandais Rob Jetten, il a renouvelé son soutien à l’Allemagne, qui a attribué à la Russie l’incident impliquant un drone chargé d’explosifs début août à l’aéroport de Leipzig.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite