Le G7 crée un réseau portuaire pour renforcer la lutte contre le trafic de drogues
Réunis mercredi à Évian, dans le sud-est de la France, les chefs d’État et de gouvernement du G7 ont annoncé la création d’un réseau portuaire G7+ destiné à renforcer la lutte contre le trafic de drogues.
Dans une déclaration adoptée à l’issue du sommet organisé sous la présidence française du groupe, les dirigeants ont indiqué que cette initiative favorisera une coopération renforcée entre les ports maritimes des pays membres et de leurs partenaires, en collaboration notamment avec l’alliance des ports européens et la Coalition européenne contre les drogues.
Selon eux, ce réseau G7+ permettra d’améliorer la coordination des actions, l’échange d’informations ainsi que la diffusion des bonnes pratiques en matière de lutte contre les trafics. Les États membres se sont engagés à mettre en place ce dispositif d’ici novembre 2026 et à renforcer davantage la sécurité portuaire face au trafic de stupéfiants et de précurseurs chimiques.
La déclaration prévoit également un élargissement de la coopération avec le secteur privé ainsi qu’un relèvement des normes de sûreté dans les ports et le transport maritime.
Par ailleurs, les dirigeants du G7 ont réaffirmé leur volonté de contrer toute tentative d’infiltration des institutions publiques et privées par les organisations criminelles. À cette fin, ils ont chargé leurs ministres compétents d’élaborer, avant novembre 2026, un plan d’action global visant à prévenir et combattre l’influence des réseaux de trafic de drogues et du crime organisé au sein des structures légitimes.
Les membres du G7 ont également convenu de renforcer leur coopération avec les partenaires internationaux et régionaux afin de créer ou consolider des observatoires nationaux des drogues, ainsi que des systèmes d’alerte précoce destinés à surveiller la consommation et le trafic de stupéfiants.
Concernant la lutte contre le trafic de migrants, les dirigeants ont adopté une déclaration réaffirmant leur engagement à prévenir, combattre et démanteler les réseaux criminels organisés qui tirent profit de ce phénomène.
Tout en réaffirmant leur détermination à lutter contre la migration irrégulière organisée, ils ont demandé à leurs ministres de poursuivre la mise en œuvre du plan d’action du G7 consacré à la prévention et à la lutte contre le trafic de migrants.
La déclaration souligne également la nécessité de renforcer la coopération avec les pays d’origine et de transit afin de démanteler les réseaux de trafic et de traite des personnes, tout en améliorant les procédures permettant le retour rapide, sûr, légal et digne des personnes ne disposant pas d’un droit de séjour sur les territoires des États membres.
Le G7 est un cadre de coopération économique réunissant sept grandes puissances mondiales : l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni. Ensemble, ces pays représentent environ les deux tiers de la richesse mondiale.
