Vance : « L’Iran n’a pas l’arme nucléaire, nous avons la libre circulation du pétrole et du gaz »
Le vice-président américain JD Vance affirme que l’Iran ne dispose plus de l’arme nucléaire et que les États-Unis ont rétabli la libre circulation du pétrole et du gaz, alors que Washington vient pourtant de réimposer un blocus naval des ports iraniens.
« L’Iran n’a pas l’arme nucléaire, nous avons le pétrole et le gaz »
Le vice-président américain JD Vance a résumé la position de l’administration Trump sur l’Iran en une formule simple : « L’Iran n’a pas l’arme nucléaire ; nous avons la libre circulation du pétrole et du gaz. » Cette déclaration s’inscrit dans une longue série de prises de parole du vice-président américain depuis le début du conflit, dans lesquelles il présente systématiquement deux résultats comme acquis : la destruction du programme nucléaire iranien et le rétablissement de la libre circulation énergétique dans le détroit d’Ormuz.
Une ligne défendue depuis plusieurs mois
Après les frappes de juin contre les sites nucléaires iraniens, M. Vance avait déclaré sur Fox News que l’Iran était « incapable de construire une arme nucléaire avec l’équipement dont il dispose, parce que nous l’avons détruit ». Début juillet, s’exprimant devant des militaires à la base aéronavale d’Oceana, en Virginie, il avait nuancé le propos du président Donald Trump, qui évoquait un programme « totalement anéanti », en affirmant que l’Iran se trouvait « plus loin de développer une bombe nucléaire qu’il ne l’a jamais été depuis 20 ou 30 ans ».
Le pétrole, argument central de la défense de l’accord
Interrogé mi-juin sur le fait que l’accord permettait à l’Iran de vendre à nouveau librement son pétrole sans nouvel engagement nucléaire concret, M. Vance avait rétorqué que Téhéran avait « pris des engagements nucléaires très concrets », notamment la destruction de son stock d’uranium hautement enrichi, et que la levée du blocus américain du détroit d’Ormuz ne constituait pas un « nouvel avantage » pour l’Iran, mais un simple retour à la situation antérieure au conflit.
Une affirmation en décalage avec l’actualité
Ces déclarations sur la « libre circulation du pétrole et du gaz » entrent aujourd’hui en tension avec la situation sur le terrain. Donald Trump a annoncé cette semaine le rétablissement du blocus naval des ports iraniens dans le détroit d’Ormuz, ainsi que l’instauration d’une taxe de 20% sur le fret transitant par cette voie maritime stratégique. Les affrontements entre Washington et Téhéran ont par ailleurs repris avec une intensité inédite depuis des semaines, plusieurs pays du Golfe ayant été visés par des tirs de missiles et de drones iraniens.
Des critiques sur l’exactitude des propos de Vance
Les déclarations de M. Vance sur le programme nucléaire iranien ont par ailleurs été contestées par plusieurs analystes et responsables du renseignement américain, qui font valoir que le délai nécessaire à l’Iran pour développer une arme nucléaire n’a pas fondamentalement changé depuis l’année précédente, et que Téhéran n’a jamais formellement accepté de cesser tout enrichissement d’uranium dans le cadre du protocole d’accord signé le 17 juin.
Une position que Vance assume malgré l’incertitude
Interrogé sur l’avenir des négociations, JD Vance a assuré que les États-Unis « gagneront de toute façon », que l’accord final soit conclu ou non. « Si nous concluons l’accord, tant mieux. Si nous ne le concluons pas, leur programme nucléaire reste détruit. Ils restent un pays beaucoup plus faible », a-t-il déclaré, ajoutant vouloir laisser aux dirigeants iraniens le choix entre la coopération et de nouvelles représailles américaines.
