Sixième round : le Liban et Israël se retrouvent à Rome les 15 et 16 juillet pour négocier
Le Liban participera aux pourparlers prévus les 15 et 16 juillet à Rome avec Israël, a annoncé un responsable libanais à l’AFP, mettant fin à plusieurs jours d’incertitude sur la participation de Beyrouth à ce sixième cycle de négociations directes entre les deux pays.
Le Liban participera aux pourparlers de Rome avec Israël, a confirmé un responsable libanais à l’AFP. Cette session de négociations directes, la sixième entre les deux pays depuis le printemps, doit se tenir les 15 et 16 juillet dans la capitale italienne.
Un transfert de Washington à Rome initialement contesté
L’annonce du transfert des pourparlers de Washington vers Rome avait d’abord suscité des réticences côté libanais, Beyrouth souhaitant que les négociations demeurent sous l’égide directe des États-Unis, seuls jugés capables d’exercer une pression réelle sur Israël. Le Liban a toutefois fini par donner son accord après avoir obtenu des garanties de Washington quant au maintien de son rôle de médiateur et de son niveau d’engagement dans la gestion des discussions.
Une exigence préalable sur les « zones pilotes »
Le Liban avait conditionné sa participation au retrait israélien de deux « zones pilotes » situées dans le sud du pays. L’accord-cadre signé le 26 juin entre Israël, le Liban et les États-Unis prévoit en effet que l’armée libanaise commence à se déployer dans ces zones, dont Israël devrait se retirer, sous réserve du désarmement préalable du Hezbollah.
Un sixième cycle depuis le printemps
Le Liban et Israël ont entamé des discussions directes à Washington à la mi-avril, sous l’égide américaine — une première depuis des décennies entre les deux pays, toujours techniquement en état de guerre. Ces pourparlers avaient abouti à la signature, le 26 juin, d’un accord-cadre en vue d’une « paix durable », cinq jours après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu fragile mettant fin aux combats entre l’armée israélienne et le Hezbollah pro-iranien, qui avaient débuté le 2 mars.
Aucun calendrier de retrait fixé, des frappes israéliennes persistantes
L’accord-cadre n’établit pas de calendrier précis pour un retrait israélien du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir maintenir ses troupes dans une zone pouvant s’étendre jusqu’à dix kilomètres à l’intérieur du territoire libanais. Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 21 juin, l’armée israélienne poursuit ponctuellement des frappes dans le sud du Liban.
Une visite du président Aoun à Washington en perspective
Les négociations de Rome seront suivies, courant juillet, d’une visite du président libanais Joseph Aoun à Washington, à l’invitation de son homologue américain Donald Trump.

