Sclérose en plaques: deux essais cliniques à Strasbourg pour une meilleure prise en charge de la maladie
Le premier essai, baptisé TOTEM, étudie l’effet potentiel de la testostérone sur la protection et la réparation du système nerveux chez des patients atteints de SEP récurrente-rémittente, rapportent jeudi des médias locaux.
Les chercheurs, précise-t-on, veulent déterminer si cette hormone pourrait favoriser la remyélinisation, c’est-à-dire la réparation de la gaine de myéline qui entoure et protège les fibres nerveuses et qui est détruite dans la maladie.
L’étude inclut des hommes présentant un faible taux de testostérone et déjà traités par des médicaments de fond contre la SEP. Les chercheurs analyseront notamment, à l’aide d’examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM), l’évolution des lésions et les effets neuroprotecteurs potentiels du traitement hormonal.
Le second essai clinique, appelé TWINS, porte quant à lui sur la possibilité d’interrompre les traitements de fond chez certains patients plus âgés dont la maladie est stable. L’étude compare l’évolution de patients de 55 ans et plus poursuivant leur traitement avec celle de patients l’arrêtant, afin d’évaluer l’impact de cette stratégie sur l’activité de la maladie et la sécurité des patients, selon la même source.
Les participants sont répartis de manière aléatoire entre les deux groupes et suivis pendant environ deux ans et demi, avec plusieurs visites hospitalières et des examens d’imagerie pour surveiller l’évolution de la maladie.
La sclérose en plaques est une maladie auto-immune du système nerveux central caractérisée par une inflammation et une dégradation de la myéline, pouvant provoquer des troubles moteurs, sensoriels ou visuels. Elle constitue l’une des principales causes de handicap neurologique non traumatique chez l’adulte jeune.
Ces deux essais visent à répondre à deux questions majeures de la recherche actuelle : trouver des traitements capables de réparer les lésions nerveuses et adapter la durée des traitements chez les patients dont la maladie est stabilisée.
