France: publication du bilan national des actes antireligieux 2025
Le ministère français de l’Intérieur publie, pour la première fois, un bilan national détaillé des actes antireligieux pour l’année 2025.
« Motivés par le rejet de l’appartenance religieuse vraie ou supposée de la victime, les actes antireligieux touchent au plus intime des personnes et des communautés. Ce sont autant d’atteintes au libre exercice du culte, à la cohésion et à la concorde nationales, que notre République ne peut tolérer », indique vendredi un communiqué du ministère de l’Intérieur.
Pour mieux comprendre et endiguer ce phénomène, ce premier bilan annuel dresse un état des lieux précis des actes antireligieux recensés entre 2010 et 2025, explicite les grandes tendances, leurs caractéristiques et évolutions notables, réalise un état détaillé des actes antireligieux commis en 2025et présente les différents leviers d’action du ministère de l’Intérieur.
Il s’appuie sur le recensement des actes antireligieux assuré par le ministère de l’Intérieur sur l’ensemble du territoire français.
« Ces données chiffrées ne constituent pas une statistique institutionnelle ; elles permettent néanmoins d’établir une tendance générale », souligne le communiqué, ajoutant que « ce bilan montre que les actes antireligieux ont atteint un niveau particulièrement élevé ».
« Dans ce contexte, la prévention et la lutte contre les actes antireligieux constituent une priorité pour le ministère de l’Intérieur qui travaille en ce sens avec les responsables de culte », note le communiqué.
La publication de ce bilan intervient dans le cadre de l’organisation des Assises nationales et territoriales de lutte contre les actes antireligieux, annoncées le 12 janvier dernier par le président Emmanuel Macron.
Caractérisées par leur dimension interministérielle, ces Assises ont pour objectif de mobiliser l’ensemble des acteurs concernés par les actes antireligieux – tant au niveau national qu’au niveau déconcentré, sous l’égide des préfets de département – pour renforcer la connaissance partagée du phénomène et pour réfléchir à mieux prévenir, documenter et réprimer ces actes.
