L’opération visait une technologie inédite s’appuyant sur une application dite « CINEMAGOAL », qui connectait les appareils des utilisateurs à des serveurs étrangers décryptant illégalement des contenus en streaming, a précisé la police financière.
Des machines virtuelles fonctionnaient 24 heures sur 24 sur le sol italien, capturant et retransmettant toutes les trois minutes les codes d’accès provenant d’abonnements légitimes enregistrés au nom de titulaires de comptes fictifs, a-t-on précisé.
Le système contournait les contrôles de sécurité des plateformes de streaming et ne nécessitait pas de connexion directement associée à une adresse IP spécifique, ce qui rendait plus difficile la détection des utilisateurs. Les abonnements étaient proposés pour des montants variant entre 40 et 130 euros par an.
Les procureurs de Bologne en collaboration avec Eurojust, l’organisme de coopération judiciaire de l’Union européenne, ont obtenu la saisie de serveurs étrangers stockant les données de décryptage et le code source de l’application, dans le cadre d’opérations menées en parallèle en France et en Allemagne, a indiqué la même source.
La police financière a également mis au jour l’utilisation de dispositifs de streaming illégaux traditionnels, communément appelés « pezzotto » en Italie, et infligera des amendes allant jusqu’à 5.000 euros aux 1.000 utilisateurs identifiés du système de piratage.
