L’enquête a été conduite conjointement par le Bureau de contrôle des stupéfiants du ministère de la Sécurité publique et l’Agence américaine de lutte contre les stupéfiants (DEA). Les investigations, lancées en 2024, visaient un réseau soupçonné d’organiser des circuits de production et d’acheminement entre les deux pays.
À Tianjin, dans le nord de la Chine, la police a arrêté en février dernier un suspect identifié sous le nom de Gong après avoir exploité des informations fournies par les autorités américaines. Quelques semaines plus tôt, un ressortissant américain lié à la même affaire avait été interpellé dans l’État de Géorgie.
Beijing a présenté cette opération comme une nouvelle illustration du caractère « institutionnalisé » de la coopération antidrogue sino-américaine, l’un des rares domaines où les mécanismes de coordination continuent de fonctionner malgré les tensions persistantes entre les deux puissances.
Car derrière les rivalités commerciales, technologiques et stratégiques, les questions de sécurité transfrontalière restent un terrain de dialogue pragmatique. Les drogues de synthèse, souvent élaborées à partir de composés chimiques difficiles à détecter et rapidement modifiables, préoccupent depuis plusieurs années les services de sécurité des deux pays.
