Le nouveau président élu du Brésil promet de défendre “la constitution, la démocratie et la liberté”

Le nouveau président élu du Brésil, Jair Bolsonaro, à promis aux Brésiliens un gouvernement qui défendra la constitution, la démocratie et la liberté, en s’engageant à transformer le Brésil en "une grande nation prospère et libre".

"Je vous prends à témoin: le gouvernement défendra la Constitution, la démocratie et la liberté (…) Ceci n’est ni la promesse d’un parti, ni la parole vaine d’un homme, mais c’est un serment devant Dieu", a-t-il déclaré, dans son premier discours télévisé suite à sa victoire lors du second tour présidentiel avec plus de 55% des voix face à son rival de la gauche, Fernando Haddad, qui a obtenu 44% des suffrages.

Bolsonaro, qui prendra ses fonctions début janvier, s’est également engagé à mettre en place un "gouvernement décent" composé de personnes ayant pour objectif de transformer le Brésil en une "grande nation prospère et libre".

Se présentant comme un "défenseur de la liberté", l’ancien capitaine de l’armée, âgé de 63 ans, a assuré qu’il "conduira un gouvernement qui défend et protège les droits du citoyen qui remplit ses devoirs et respecte les lois".

Par ailleurs, a-t-il ajouté, la future administration brésilienne devrait créer les conditions pour que "tout le monde puisse grandir", et ce en réduisant la bureaucratie et en évitant "les gaspillages et les privilèges".

"Notre gouvernement va briser les paradigmes, nous allons faire confiance aux gens, nous allons réduire la bureaucratie et la simplifier pour permettre au citoyen, à l’entrepreneur, d’avoir plus de liberté et de construire son avenir", a poursuivi le président élu, entouré de plusieurs de ses soutiens arborant des T-shirts de la sélection nationale.

Au volet économique, M. Bolsonaro a affirmé que son gouvernement briserait le "cercle vicieux de la croissance de la dette" pour stimuler les investissements et créer des emplois.

"L’emploi, les revenus et l’équilibre budgétaire sont notre engagement", a-t-il déclaré, en affirmant qu’il ferait tout pour changer la situation des jeunes prenant en considération l’intérêt des générations futures plutôt que les résultats des prochaines élections.

En ce qui concerne les relations internationales du Brésil, M. Bolsonaro a défendu l’ouverture du Brésil sur les marchés mondiaux et la promotion des relations bilatérales avec des pays qui apporteront une valeur économique et technologique aux produits brésiliens.

Pour ce qui est des membres de son prochain gouvernement, M. Bolsonaro a confirmé les noms du député Onyx Lorenzoni, qui se verra confier le poste de ministre de la Maison civile, l’équivalent d’un chef de gouvernement, celui de son conseiller économique, Paulo Guedes, au poste de ministre du Trésor et du général Augusto Heleno, au poste de ministre de la Défense.

Le président élu a également affirmé qu’"il est presque certain" que Marcos Pontes, le premier astronaute brésilien à aller dans l’espace, fera partie de son gouvernement, sans spécifier les prérogatives qui lui seront attribuées.

Pour sa part, le socialiste Fernando Haddad, malheureux candidat des élections présidentielles les plus polarisées de l’histoire du pays, a affirmé qu’il respectait les résultats du scrutin, en s’abstenant de féliciter son rival.

"Nous avons obtenu plus de 46 millions de voix, c’est-à-dire que nous représentons une partie considérable de la population brésilienne, qui doit être respectée", a assuré le candidat du Parti des travailleurs (PT) dans une déclaration télévisée après l’annonce des résultats des élections.

Le poulain de l’ex président Luis Inacio Lula da Siva, le cacique du PT qui a vu sa candidature invalidée, a estimé que lui et son parti auront une importante mission en tant qu’opposition: celle de défendre les idées et les droits de ces 46 millions d’électeurs.

"De nombreux électeurs ont changé leur vote ces derniers jours en prenant conscience des enjeux au Brésil", a-t-il dit, en relevant que "le Brésil n’a jamais autant eu besoin de l’exercice de la citoyenneté".

Avec la victoire de Bolsonaro aux présidentielles, le Brésil aura choisi de tourner la page de la gauche, comme l’ont fait plusieurs pays de la région avant lui.

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