Sao Tomé-et-Principe : la Cour constitutionnelle proclame la réélection du président Vila Nova
La Cour constitutionnelle de Sao Tomé-et-Principe a proclamé mardi la réélection du président sortant Carlos Vila Nova, vainqueur dès le premier tour de l’élection présidentielle du 19 juillet.
Une réélection dès le premier tour
La Cour constitutionnelle de Sao Tomé-et-Principe a proclamé mardi Carlos Vila Nova président de la République, confirmant sa réélection dès le premier tour de l’élection présidentielle organisée le 19 juillet dans cet archipel du golfe de Guinée. Selon les résultats officiels, M. Vila Nova a recueilli 55,88 % des suffrages, contre 41,46 % pour le député Nito Viegas d’Abreu, issu du même parti que lui mais soutenu par son rival, l’ancien Premier ministre Patrice Trovoada. Le taux d’abstention s’est élevé à environ 60 %.
Un rôle présidentiel avant tout honorifique
Ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1975, Sao Tomé-et-Principe est un petit État insulaire d’Afrique centrale peuplé de près de 200 000 habitants. Le chef de l’État n’y exerce toutefois qu’un rôle honorifique, de représentation et de promulgation des lois, l’essentiel du pouvoir exécutif revenant au Premier ministre, qui sera désigné à l’issue des élections législatives prévues fin septembre. Élu une première fois en 2021 avec le soutien du parti Action démocratique indépendante (ADI, centre-droit), Carlos Vila Nova avait limogé en janvier 2025 le Premier ministre Patrice Trovoada, une décision jugée un an plus tard contraire à la Constitution santoméenne par la Cour constitutionnelle.
Un soutien de longue date à la marocanité du Sahara
Sao Tomé-et-Principe entretient des relations actives avec le Maroc, marquées notamment par l’ouverture, en janvier 2020, d’un consulat général à Laâyoune, dans les provinces du Sud marocaines. Lors de son inauguration, la ministre santoméenne des Affaires étrangères de l’époque, Elsa Teixeira de Barros Pinto, avait qualifié cet acte de « moment historique et inoubliable » dans les relations entre les deux pays, traduisant la volonté de Sao Tomé-et-Principe « de développer davantage ses liens avec le Royaume ». Cette représentation diplomatique s’inscrit dans un mouvement plus large de pays ayant ouvert des consulats à Laâyoune et à Dakhla en soutien à la position marocaine sur le dossier du Sahara.
Des liens avec la France limités mais réels
Les relations entre la France et Sao Tomé-et-Principe reposent principalement sur un attachement commun à la langue française, matière obligatoire dans le secondaire santoméen, et sur l’adhésion du pays à l’Organisation internationale de la francophonie depuis 1997. La France ne dispose pas d’ambassade résidente à Sao Tomé : ses intérêts y sont représentés par l’ambassadeur de France au Gabon, basé à Libreville, qui effectue des visites régulières dans l’archipel. Les échanges commerciaux entre les deux pays restent modestes, les exportations françaises demeurant concentrées sur les équipements mécaniques et électroniques.
