L’Iran dément toute négociation en cours avec les États-Unis
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a démenti lundi toute négociation en cours avec Washington, alors que les frappes américaines contre l’Iran se poursuivent depuis plusieurs semaines.
Un démenti clair de Téhéran
« À l’heure actuelle, nous ne sommes engagés dans aucune négociation avec les États-Unis », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaei, lors de son point de presse hebdomadaire. Cette déclaration vient démentir des informations selon lesquelles l’Iran aurait demandé l’ouverture de discussions avec Washington.
Le dossier du détroit d’Ormuz
Le porte-parole a également abordé les discussions en cours entre l’Iran et Oman concernant l’administration du détroit d’Ormuz, au cœur des tensions régionales. Il affirme que ces échanges « n’ont aucun lien avec les États-Unis » et qu’il s’agit « d’une affaire bilatérale entre l’Iran et Oman » qui se poursuit. Baghaei a par ailleurs précisé que la voie maritime « reste fermée ».
Un contexte de tensions diplomatiques croissantes
Le même point de presse a été marqué par l’annonce de la convocation de l’ambassadeur de France à Téhéran, Pierre Cochard, pour « ingérence ». Le ministère des Affaires étrangères iranien lui a signifié que Paris devait « cesser de telles actions et de telles ingérences dans les affaires intérieures de l’Iran », après la détention la semaine précédente de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne, accusés d’avoir mené des activités jugées injustifiées par Téhéran.
Une déclaration qui intervient en pleine escalade militaire
Ce démenti s’inscrit dans un contexte de poursuite du conflit entre l’Iran et la coalition américano-israélienne, plusieurs semaines après l’effondrement d’un cessez-le-feu intérimaire conclu à la mi-juin. Il intervient également à la veille d’une rencontre prévue à Washington entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, consacrée notamment à la coordination militaire face à l’Iran.
