Le Vatican nomme un archevêque coadjuteur à Rabat après le retrait du cardinal López Romero

Le pape Léon XIV a nommé le père Mario León Dorado archevêque coadjuteur de l’archidiocèse de Rabat, avec droit de succession automatique, alors que l’archevêque en titre, le cardinal Cristóbal López Romero, reste en retrait dans l’attente des conclusions d’une enquête du Vatican portant sur des accusations de violences sexuelles.

Une nomination avec droit de succession

Le pape Léon XIV a nommé le père Mario León Dorado « archevêque coadjuteur » de l’archidiocèse de Rabat, dans l’attente des résultats d’une enquête visant l’archevêque en titre, le cardinal Cristóbal López Romero, qui s’est mis en retrait après des accusations de violences sexuelles révélées par l’AFP. Un archevêque coadjuteur est un évêque nommé pour seconder l’archevêque en fonction, avec un droit automatique de succession : lorsque ce dernier prend sa retraite ou décède, le coadjuteur lui succède immédiatement à la tête de l’archidiocèse. Le communiqué du Vatican, diffusé samedi 12 septembre, retrace le parcours religieux du père Dorado, un prêtre espagnol de 52 ans, membre de la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée (OMI), qui exerçait depuis 2013 son ministère comme préfet apostolique dans le Sud du Maroc.

Des accusations révélées en juillet

Le 8 juillet, l’AFP avait révélé qu’au moins cinq femmes accusaient Cristóbal López Romero, qui figurait parmi les cardinaux en vue pour succéder en 2025 au pape François (2013-2025), de violences sexuelles et de comportements inappropriés. Aucune plainte n’a, à ce stade, été déposée devant la justice marocaine, avaient indiqué le parquet et la police à l’AFP. En réponse aux sollicitations de l’agence, le cardinal, prélat espagnol de 74 ans dont le mandat à la tête de l’archidiocèse de Rabat devait officiellement prendre fin en 2027, avait déclaré n’avoir « commis ni agression ni violence ni harcèlement sexuel », tout en annonçant se mettre en retrait dans le cadre d’une enquête préliminaire du Vatican.

Une transition engagée depuis le mois d’août

Début août, le père Dorado avait été nommé administrateur apostolique, chargé de diriger provisoirement l’archidiocèse de Rabat dans l’attente des conclusions de l’enquête du Vatican. Dans la foulée, deux enquêteurs du Vatican s’étaient rendus à Rabat pour entendre une partie des victimes présumées et des membres du diocèse, dont deux des femmes ayant témoigné auprès de l’AFP ainsi qu’un lanceur d’alerte.

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