Législatives 2026: Akhannouch met en garde contre les « fausses promesses » de Lekjaa sur la finale au Maroc
En meeting de campagne, le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a critiqué, sans le nommer, les promesses électorales concernant l’attribution de la finale de la Coupe du Monde 2030 au Maroc, dans un contexte de rivalité politique avec le président de la FRMF Fouzi Lekjaa.
Une mise en garde sans nom, mais un destinataire clair
Le chef du gouvernement et président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, a averti, lors d’un meeting de campagne électorale, contre les promesses prématurées concernant l’attribution de la finale de la Coupe du Monde 2030 au Maroc. Sans désigner nommément son destinataire, il a déclaré : « Ne promettez pas une grande finale qui aurait lieu au Maroc alors que nous n’en avons pas encore discuté avec nos partenaires. Un peu de respect ! », ajoutant que ce type de sujet « concerne les grands ». Le chef du gouvernement s’en est pris, sans les citer, à ses adversaires politiques, en particulier au Parti authenticité et modernité (PAM) et à l’une de ses figures récentes, Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF).
Une réponse implicite à Lekjaa
La sortie d’Akhannouch fait suite à une déclaration de Fouzi Lekjaa, prononcée mercredi 9 septembre lors d’un meeting du PAM à Bouznika, dans laquelle il avait affirmé que la province de Benslimane « accueillera la finale de la Coupe du monde 2030 », alors que la Fifa n’a pas encore officiellement attribué les stades du tournoi, coorganisé par le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Akhannouch a appelé à la prudence diplomatique sur ce dossier, estimant que certains responsables politiques exploitaient des sujets encore non tranchés à des fins de promesse électorale, en pleine campagne pour les législatives du 23 septembre.
Un dossier disputé avec l’Espagne
L’attribution de la finale du Mondial 2030 fait l’objet d’une compétition ouverte entre le Maroc et l’Espagne. Le président de la Fédération royale espagnole de football (RFEF), Rafael Louzán, ainsi que le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, ont publiquement défendu la candidature du stade Santiago-Bernabéu ou du Camp Nou pour accueillir le match, face au futur stade Hassan II de Benslimane, dont la capacité prévue de 115.000 places en ferait le plus grand stade au monde.
