Mohamed Aujjar critique l’absence de ministres du PAM au Conseil de gouvernement

Membre du bureau politique du Rassemblement national des indépendants, Mohamed Aujjar a critiqué l’absence de plusieurs ministres du Parti authenticité et modernité au Conseil de gouvernement, dénonçant une attitude incompatible avec le principe de responsabilité gouvernementale collective.

Une critique frontale des absences ministérielles

Mohamed Aujjar, membre du bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI) et ancien ministre de la Justice, a critiqué l’attitude de certains ministres du Parti authenticité et modernité (PAM) et de l’Istiqlal, leur reprochant un « déni de responsabilité » et de « tenir un discours d’opposition malgré leur présence au gouvernement ». Il a jugé « politiquement inacceptable » que certains ministres abordent des sujets comme l’inflation et l’emploi « comme s’ils n’étaient pas partie prenante du gouvernement ».

Le contexte du boycott du Conseil de gouvernement

Cette sortie fait suite à l’absence de plusieurs poids lourds du PAM lors du Conseil de gouvernement tenu jeudi 10 septembre, le premier après plus d’un mois d’interruption. Étaient notamment absents le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, Fatima-Zahra Mansouri, ainsi que le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid. Cette absence collective intervient dans un contexte de fortes tensions entre le PAM et le RNI, à moins de deux semaines des élections législatives du 23 septembre.

Une responsabilité « dans les bons comme dans les mauvais moments »

Selon Mohamed Aujjar, la participation à la majorité gouvernementale implique d’assumer la responsabilité « dans les bons comme dans les mauvais moments », et non de partager les succès avant de prendre ses distances avec le gouvernement à l’approche des élections. Il a ajouté que cette question relevait, selon lui, d’une « question morale à laquelle nous devons avoir le courage de répondre », appelant les acteurs politiques à renforcer la dynamique de réforme engagée plutôt qu’à l’affaiblir au nom de calculs électoraux conjoncturels.

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