Législatives 2026: la rareté hydrique en tête des attentes des agriculteurs de Doukkala
À l’approche des élections législatives du 23 septembre, les agriculteurs de la région de Doukkala placent la gestion de la rareté de l’eau et la hausse des coûts de production en tête de leurs attentes envers les futurs élus.
La gestion de l’eau, priorité absolue
À l’approche des prochaines échéances législatives, la gestion de la rareté de l’eau, la hausse des coûts de production et les répercussions des changements climatiques figurent en tête des préoccupations des professionnels du secteur agricole dans la région de Doukkala. Mansour Ghouass, agriculteur et acteur associatif dans la région, a indiqué à la MAP que la gestion des ressources en eau figure au premier rang des priorités des professionnels, la régularité des dotations en eau destinées à l’irrigation demeurant selon lui essentielle pour assurer la stabilité des cultures stratégiques et préserver les arbres fruitiers. Il a également appelé les partis politiques à proposer des mesures claires pour assurer la disponibilité du fourrage nécessaire à la préservation du cheptel et à la continuité des filières laitière et de viandes rouges.
Le manque de main-d’œuvre et la mécanisation
Khalid Mouataz Billah, agriculteur dans la commune d’Oulad Si Bouhya, province de Sidi Bennour, a indiqué que les agriculteurs de la région placent de grands espoirs dans les prochaines élections, conscients des défis croissants auxquels fait face le secteur. Il a relevé que la rareté des ressources hydriques et le manque de main-d’œuvre agricole figurent parmi les principales contraintes structurelles, appelant les futurs élus à proposer une stratégie intégrée portant sur la mécanisation des activités agricoles et l’accélération des projets de dessalement de l’eau de mer destinés au secteur agricole.
La hausse du coût des intrants, un enjeu pour les petits producteurs
Abdellah Hallal, également agriculteur de la région, a estimé que les prochaines élections législatives constituent une étape décisive pour les politiques publiques agricoles, affirmant suivre avec attention les programmes des partis politiques. Il a souligné que la hausse du coût des intrants de production affecte particulièrement les petits et moyens agriculteurs, citant notamment l’augmentation des prix des engrais et des frais de transport des récoltes, dont la betterave sucrière vers les unités industrielles de transformation, appelant à des mesures visant à réduire ces coûts.
Une place importante accordée à l’agriculture dans les programmes électoraux
Les partis politiques ont accordé une place importante au secteur agricole dans leurs programmes électoraux, avec des mesures visant à soutenir les agriculteurs, à améliorer les performances du secteur et à renforcer sa résilience face aux changements climatiques et à la raréfaction des ressources en eau. Ces programmes prévoient notamment d’orienter l’investissement agricole vers les besoins du marché intérieur et de soutenir la recherche scientifique agricole en faveur d’une agriculture durable. Malgré des différences de détails et de chiffres selon les partis, la plupart des formations politiques s’accordent sur l’importance de renforcer la capacité du secteur à répondre aux attentes des agriculteurs.
