Massad Boulos de nouveau en Algérie, ou comment les États-Unis souhaitent arrimer l’Algérie à leur axe

Lors de sa troisième visite en Algérie depuis juillet 2025, le conseiller américain Massad Boulos a qualifié l’Algérie de « partenaire important » des États-Unis et rencontré plusieurs hauts responsables algériens, dont le PDG de Sonatrach.

Une troisième visite depuis juillet 2025

Massad Boulos, conseiller principal du président américain Donald Trump pour l’Afrique, les affaires arabes et le Moyen-Orient, a effectué ce dimanche 13 septembre 2026 sa troisième visite en Algérie depuis juillet 2025, après celles du 27 juillet 2025 et du 27 janvier 2026. Il a d’abord été reçu par le président Abdelmadjid Tebboune au siège de la Présidence, un entretien qualifié de « très fructueux » par le responsable américain.

« Un partenaire important » pour Washington

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cet entretien, Massad Boulos a qualifié l’Algérie de « partenaire important » des États-Unis dans la promotion de la sécurité régionale, l’élargissement des opportunités économiques et la prospérité commune. Selon l’ambassade des États-Unis à Alger, cette visite vise à « renforcer la coopération américano-algérienne en matière de sécurité et d’économie ».

Rencontres avec le Premier ministre, le chef de la diplomatie et Sonatrach

Massad Boulos s’est également entretenu avec le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb, ainsi qu’avec Ahmed Attaf, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines. Il a par ailleurs rencontré Noureddine Daoudi, PDG du groupe Sonatrach, une rencontre consacrée à l’examen des moyens de renforcer la coopération dans le domaine de l’énergie. Le responsable américain a également présenté ses condoléances au gouvernement et au peuple algériens à la suite des récents incendies ayant touché plusieurs wilayas du Centre et de l’Est du pays.

La lecture de l’auteur

Cette séquence diplomatique intervient dans le prolongement de l’évolution notée dès novembre 2025 : face à la montée de l’influence russe et chinoise en Afrique du Nord et au Sahel, Washington cherche à arrimer les principales puissances du Maghreb à son axe, notamment via la sécurité régionale et l’énergie, l’Algérie étant depuis quelques années le premier récipiendaire des investissements directs étrangers américains dans le pays. Elle intervient aussi avant l’échéance du 31 octobre 2026, date à laquelle expire le mandat de la MINURSO au Sahara occidental, reconduit par la résolution 2797 de l’ONU adoptée en octobre 2025.

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