Paris exprime des « regrets » après le vote américain sur Volker Türk
La mission française à l’ONU a exprimé des « regrets » après avoir critiqué le vote américain contre le renouvellement du mandat de Volker Türk, un geste qui pourrait débloquer la nomination de l’ambassadeur désigné de France aux États-Unis, Aurélien Lechevallier.
Un différend né d’un vote à l’ONU
Le 24 juillet 2026, les États-Unis ont fait partie des dix pays ayant voté contre le renouvellement du mandat de Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, aux côtés notamment de la Russie, de la Corée du Nord et du Nicaragua. En réaction, la mission permanente de la France auprès des Nations unies à Genève avait vivement critiqué la position américaine dans un message publié le 25 juillet sur X, estimant que les États-Unis n’étaient plus un modèle en matière de droits humains.
Le blocage de la nomination de l’ambassadeur français
Cette sortie avait provoqué des tensions entre Paris et Washington. Le département d’État américain avait alors suspendu l’agrément d’Aurélien Lechevallier, directeur de cabinet du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, désigné par Emmanuel Macron pour succéder à Laurent Bili comme ambassadeur de France aux États-Unis.
Des « regrets » qui pourraient débloquer la situation
Le vendredi 11 septembre 2026, la mission française a publié un communiqué exprimant ses regrets concernant le message diffusé en juillet, précisant que la divergence entre les deux pays se limitait à ce seul vote et ne remettait pas en cause leur coopération en matière de droits de l’homme ni leur alliance historique. Selon des responsables américains cités par l’AFP, cette déclaration a été bien accueillie par Washington, ouvrant la voie à une possible levée du blocage sur la nomination d’Aurélien Lechevallier.
