Abelardo De La Espriella amorce une rupture diplomatique avec l’héritage de Gustavo Petro

Le président élu colombien Abelardo De La Espriella a annoncé dimanche soir la fermeture de quatorze ambassades, la suspension de l’ouverture d’une mission en Palestine et le transfert de la représentation diplomatique colombienne en Israël à Jérusalem.

Une réorganisation diplomatique d’ampleur
Le président élu de Colombie, Abelardo De La Espriella, a annoncé dimanche soir, lors d’une allocution diffusée sur les réseaux sociaux, une vaste réorganisation du réseau diplomatique du pays. « Dans une première étape, je fermerai les ambassades d’Algérie, d’Azerbaïdjan, de Barbade, de Cuba, de République tchèque, d’Éthiopie, du Ghana, d’Haïti, de Hongrie, de Malaisie, du Nicaragua, de Roumanie, du Sénégal et d’Afrique du Sud », a-t-il déclaré. Il a précisé que les citoyens colombiens dans ces pays continueraient d’être pris en charge via une représentation concurrente depuis d’autres missions de la région, et qu’environ quinze consulats seraient également fermés dans le cadre de cette réorganisation.

Suspension de la mission en Palestine, ouverture à Jérusalem
De La Espriella a par ailleurs ordonné la suspension de l’ouverture de l’ambassade colombienne en Palestine, précisant que cette mission « n’était jamais entrée en fonctionnement ». Il a en revanche confirmé la réouverture de l’ambassade de Colombie en Israël, qui sera désormais installée à Jérusalem, conformément à une promesse de campagne. Il a également annoncé l’ouverture d’une nouvelle mission diplomatique au Nigeria, afin de réorganiser la présence colombienne en Afrique, ainsi que la fusion de certaines représentations jugées redondantes, notamment entre Paris et l’Unesco, ou entre Rome et la FAO.

Rupture des relations avec Cuba et le Nicaragua
Le président élu a précisé que la fermeture des ambassades ne signifierait pas, dans la plupart des cas, une rupture des relations diplomatiques avec les pays concernés. Il a toutefois fait une exception pour Cuba et le Nicaragua, avec lesquels il a affirmé vouloir rompre les relations, déclarant ne pas vouloir « soutenir des dictatures ». De La Espriella prendra ses fonctions le 7 août prochain, après avoir remporté le second tour de l’élection présidentielle du 21 juin face au candidat de gauche Iván Cepeda.

Un contexte de rapprochement avec le Maroc
Le Roi Mohammed VI avait adressé fin juin un message de félicitations à De La Espriella après la confirmation officielle de son élection, exprimant la volonté du Royaume du Maroc de donner « une nouvelle dynamique » aux relations bilatérales avec la Colombie. Le mouvement politique du président élu, Defensores de la Patria, avait qualifié ce message comme l’un des témoignages internationaux de plus haut niveau reçus après l’élection.

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