La Russie accusée de planifier des attaques contre les infrastructures baltes et polonaises
La Lituanie et la Lettonie accusent la Russie de préparer des attaques contre des infrastructures critiques dans la région.
Des infrastructures énergétiques et de transport visées
La Russie prépare des attaques contre des infrastructures critiques dans les États baltes ou en Pologne, ont averti mercredi les présidents de la Lituanie et de la Lettonie, en s’appuyant sur des rapports des services de renseignement.
« Nous parlons d’infrastructures énergétiques et de transport – des installations où des dommages pourraient (…) perturber le fonctionnement de l’ensemble du système énergétique », a déclaré le chef de l’État lituanien Gitanas Nauseda lors d’une conférence de presse conjointe à Vilnius avec son homologue letton Edgars Rinkevics. « Cette planification se fait au plus haut niveau, concrètement à Moscou », a-t-il indiqué.
Des tentatives de sabotage et d’attaques hybrides
Selon M. Rinkevics, « les informations que nous recevons en provenance de Lituanie, de Lettonie, d’autres pays de l’Otan, ainsi que des services de renseignement de différents États, font apparaître diverses tentatives de préparation d’actes de sabotage et d’attaques hybrides ».
M. Rinkevics a averti que les pays baltes – l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, qui, comme la Pologne, sont toutes membres de l’UE et de l’Otan – doivent se préparer à des actions provocatrices de la part de la Russie, celle-ci cherchant à « mettre à l’épreuve » le pacte de défense mutuelle de l’Alliance dans le contexte de sa guerre en Ukraine. « Même sans victoire totale en Ukraine, la Russie pourrait mettre à l’épreuve de façon indirecte l’article 5 et les mécanismes de réponse au niveau de l’alliance et de l’Union européenne », a-t-il déclaré.
Une série d’alertes venues du flanc est de l’Otan
Ces avertissements s’ajoutent à une série d’alertes de médias ou émanant de dirigeants de pays du flanc est de l’Otan. Fin juin, le Premier ministre polonais Donald Tusk déclarait que « divers types d’escalade » étaient à prévoir « dans les semaines et mois à venir », qualifiant la situation de « très instable ».
Des responsables baltes et polonais ont déjà attribué à Moscou plusieurs provocations, notamment des incendies criminels, des cyberattaques et des sabotages sur des lignes ferroviaires. Le président lituanien a indiqué que Vilnius a déjà renforcé la protection de ses infrastructures de transport et d’énergie.
Le Kremlin dénonce des « contes à faire peur »
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a contesté mercredi ces avertissements. Selon lui, « ce n’est qu’un nouveau lot de contes à faire peur, destiné à maintenir le lavage de cerveau et à préparer la population à une militarisation accrue ».
Deux soutiens fermes de l’Ukraine
Situés au bord de la mer Baltique et voisins directs de la Russie et de son proche allié, le Bélarus, la Lituanie et la Lettonie comptent parmi les soutiens les plus fermes de l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe de ce pays en 2022.
