Non, les liaisons aériennes régulières entre Israël et le Maroc n’ont pas repris
La présence d’un avion de la compagnie israélienne Israir à l’aéroport de Rabat ne marque pas la reprise des vols commerciaux, suspendus depuis octobre 2023. Il s’agit de rotations charters ponctuelles, alors que le Shin Bet israélien s’oppose toujours à la réouverture des lignes régulières.
La présence d’un Airbus A320 de la compagnie Israir, immatriculé 4X-ABI, à l’aéroport de Rabat-Salé le 19 avril 2026, a alimenté de fausses informations sur un rétablissement des lignes aériennes. Cet appareil, qui avait déjà effectué un premier passage le 14 avril, n’opère pas dans le cadre d’un programme de vols réguliers. Ces mouvements s’inscrivent dans une série de rotations charters exceptionnelles, similaires à celles observées en janvier dernier.
En début d’année, des appareils de la compagnie Arkia avaient été affrétés vers Errachidia pour transporter des pèlerins israéliens vers Toulal (commune de Gourrama). Ce site abrite le mausolée du rabbin Ishaq Abouhatzeira, une figure vénérée dont le pèlerinage annuel (Hiloula) attire des centaines de fidèles de la diaspora. Ces vols sont soumis à des autorisations spéciales et ne préfigurent pas une réouverture des guichets de vente au grand public.
Le trafic commercial régulier est interrompu depuis les attaques du 7 octobre 2023. Avant cette date, cinq liaisons directes étaient en service :
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Royal Air Maroc : Casablanca – Tel-Aviv.
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El Al : Liaisons vers Marrakech et Casablanca.
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Israir et Arkia : Liaisons vers Marrakech et Essaouira.
Si des discussions ont eu lieu en novembre 2025 entre la ministre israélienne des Transports, Miri Regev, et son homologue marocain Abdessamad Kayouh pour relancer ces lignes, le processus se heurte à des obstacles majeurs. La compagnie Israir a officiellement sollicité la reprise de sa desserte vers Marrakech, mais cette demande a été refusée par le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, pour des motifs de sûreté.
L’instabilité actuelle au Moyen-Orient, marquée par le conflit ouvert impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis, renforce ces réticences sécuritaires. Pour l’heure, aucune date de reprise des vols réguliers n’est à l’ordre du jour, bien que l’
