Nigeria : la production pétrolière au plus haut depuis six ans en juin
La production pétrolière du Nigeria a atteint en juin son plus haut niveau depuis six ans, avec une moyenne de 1,56 million de barils de brut par jour, soit 104% du quota fixé par l’OPEP, selon la Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier en amont (NUPRC). En incluant les condensats, la production totale s’élève à 1,735 million de barils par jour, un quatrième mois consécutif de hausse.
Un plus haut depuis avril 2020
La production pétrolière du Nigeria a atteint, le mois dernier, son plus haut niveau depuis six ans, avec une moyenne de 1,56 million de barils par jour, soit 104% du quota fixé au pays par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). En incluant les condensats, à hauteur de 0,18 million de barils par jour, la production totale du pays s’est établie à 1.735.398 barils par jour en juin, marquant un quatrième mois consécutif de croissance, contre 1,7 million de barils par jour en mai. Ce niveau constitue le plus haut enregistré depuis avril 2020, soit 74 mois.
Une stabilité opérationnelle saluée par le régulateur
« L’amélioration des performances s’explique principalement par la stabilité des opérations de production sur la plupart des sites et par l’absence de perturbations majeures sur les oléoducs au cours de la période examinée », indique la NUPRC. Le pic de production journalière combinée de brut et de condensats a atteint 1,89 million de barils au cours du mois, contre un plancher de 1,57 million de barils.
Cap sur les 2 millions de barils par jour
Le gouvernement nigérian maintient son ambition de porter sa production à 2 millions de barils par jour. La NUPRC fait valoir que le pic de production enregistré en juin illustre le potentiel du pays à atteindre cet objectif à court terme.
Bonny et Forcados en tête des terminaux exportateurs
Le terminal de Bonny reste le premier site producteur du pays, avec une moyenne de 318.280 barils par jour, contre 293.880 barils par jour en mai. Le terminal de Forcados suit avec 306.360 barils par jour, contre 289.900 barils par jour le mois précédent. La production du terminal de Qua Iboe a en revanche reculé à 164.730 barils par jour, contre 173.360 barils par jour en mai, tandis que celle d’Escravos a légèrement progressé à 138.030 barils par jour.
La lutte contre le vol de pétrole porte ses fruits
Premier producteur de pétrole d’Afrique, le Nigeria a augmenté sa production ces dernières années grâce au renforcement de la lutte contre les vols de pétrole et au recrutement d’anciens militants, autrefois impliqués dans le sabotage d’oléoducs, afin d’assurer désormais la sécurité de ces infrastructures. La production pétrolière du pays le plus peuplé d’Afrique a longtemps été compromise par le siphonnage clandestin de pétrole, ainsi que par des allégations de corruption et la mauvaise gestion.
Le retrait des majors étrangères ouvre la voie aux acteurs locaux
Le désengagement progressif de grandes compagnies pétrolières étrangères de certains projets terrestres, après avoir été confrontées à des scandales de pollution dans le delta du Niger, pour se concentrer sur l’exploitation offshore, a ouvert la voie à des entreprises locales pour prendre le relais.
