« Une date de deuil » : Koundé évoque les 10 ans de l’attentat de Nice avant la demi-finale
Le défenseur de l’équipe de France Jules Koundé a évoqué lundi les 10 ans de l’attentat de Nice à la veille de la demi-finale du Mondial face à l’Espagne, disputée le 14 juillet. Une minute de silence sera observée avant le match en hommage aux victimes, la FIFA ayant accédé à cette demande relayée par Emmanuel Macron et le maire de Nice, Eric Ciotti.
« Une date de deuil » pour Koundé
Le défenseur de l’équipe de France Jules Koundé a estimé lundi que le 14 juillet, jour de fête nationale et de demi-finale du Mondial 2026 face à l’Espagne à Dallas, était « aussi malheureusement une date de deuil » depuis l’attentat de Nice en 2016. « Bien sûr, le 14 juillet, c’est la fête nationale. C’est aussi, malheureusement, depuis quelques années, une date de deuil, notamment après les attentats à Nice. On a aussi une pensée pour les familles des victimes », a assuré le latéral du FC Barcelone, la veille des 10 ans de l’attentat.
Une minute de silence acceptée par la FIFA
À Dallas, une minute de silence doit être observée avant la demi-finale du Mondial de football entre la France et l’Espagne, en hommage à ses victimes, a annoncé lundi Emmanuel Macron sur X. « Le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, vient de m’annoncer que la FIFA a accepté qu’une minute de silence se tienne au début de la demi-finale de Coupe du monde France – Espagne », a confirmé sur X le maire de Nice Eric Ciotti, remerciant « chaleureusement » le président de la FIFA, Gianni Infantino.
86 morts et plus de 400 blessés en 2016
Un attentat au camion-bélier, perpétré par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, avait fait 86 morts et plus de 400 blessés le 14 juillet 2016, parmi les quelque 30.000 personnes qui venaient assister au feu d’artifice sur la Promenade des Anglais. Il avait frappé des Niçois et touristes de tous âges. Quinze des personnes tuées étaient des enfants, et près de la moitié venaient de 19 autres pays.
Les Bleus avaient reçu des enfants victimes à Clairefontaine
Avant de s’envoler pour les États-Unis en juin, l’équipe de France avait accueilli quelque 70 enfants victimes, dont beaucoup luttent encore contre les séquelles du traumatisme, pour un temps d’échange au centre de Clairefontaine.
« Rendre les Français fiers »
Au-delà des victimes de l’attentat, Koundé a rapporté l’envie des joueurs « de rendre les Français fiers » en ce jour de « fête nationale », comme « depuis le début de l’aventure ». « On est conscients aussi de tout le soutien. On voit vraiment beaucoup d’engouement et ça nous fait chaud au cœur », a-t-il conclu en réaction à la ferveur grandissante en France au gré des victoires des Bleus.
