Maroc: le PJD islamiste en plein questionnement (Benkirane)

Le Parti de la justice et du développement, qui dirige le gouvernement de coalition au Maroc, “traverse une épreuve très difficile”, a déclaré son secrétaire général Abdelilah Benkirane alors que la fomation islamiste est en proie à de fortes dissensions depuis plusieurs mois.

"Le parti traverse une épreuve très difficile", la plus difficile de son existence (…)", a estimé M. Benkirane, dans une courte vidéo diffusée mercredi par cette formation.

"Comment allons-nous sortir de cette impasse? Certains ne voient pas qu’on est dans une impasse, ce n’est pas le cas pour moi. Qui sommes-nous? Que voulons-nous? Que devons-nous faire?", s’est interrogé l’ancien Premier ministre, qui s’exprimait en début de semaine devant des cadres de son parti.

Le chef du Parti de la justice et du développement (PJD) n’explicite pas les difficultés précises auxquelles fait face son parti.

Mais la première formation politique du pays connait actuellement de fortes dissensions, rapporte régulièrement ces derniers temps la presse marocaine, même si ces divisions n’ont pas encore éclaté au grand jour.

A la tête du gouvernement depuis 2011 et reconduit par le roi Mohammed VI dans ses fonctions de Premier ministre dans la foulée des législatives d’octobre, M. Benkirane n’était pas parvenu à former de majorité pendant de longs mois, avant d’être finalement remplacé en mars par le souverain au profit de Saad-Eddine El Othmani, numéro deux du PJD.

M. El Othmani avait pu alors rapidement former sa coalition, mais en cédant sur plusieurs exigences d’autres partis, avec au final un gouvernement dominé par des technocrates proches du palais, dans lequel l’influence du PJD apparait désormais très réduite.

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