Une guerre prolongée au Moyen-Orient entraînerait « une inflation plus élevée que prévu » (Lagarde)
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, avertit qu’une prolongation de la guerre au Moyen-Orient entraînerait une inflation plus élevée que prévu dans la zone euro.
Un risque inflationniste directement lié à la durée du conflit
Le prolongement de la guerre au Moyen-Orient risque d’entraîner « une inflation plus élevée que prévu », a averti la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde. Selon elle, l’ampleur de l’impact du conflit sur l’inflation et la croissance à moyen terme dépendra avant tout de l’intensité et de la durée du choc sur les prix de l’énergie, ainsi que de la manière dont ce choc se répercutera sur les prix à la consommation.
Une inflation déjà révisée à la hausse par la BCE
Dans ses dernières projections macroéconomiques, publiées en mars, la BCE avait déjà revu à la hausse ses prévisions d’inflation pour la zone euro, tablant sur une inflation totale moyenne de 2,6% en 2026, contre des prévisions plus basses avant le déclenchement du conflit. L’institution avait alors précisé que cette révision s’expliquait principalement par des prix de l’énergie plus élevés en raison de la guerre au Moyen-Orient, la hausse touchant également l’inflation hors énergie et produits alimentaires, du fait de la transmission du renchérissement énergétique à l’ensemble de l’économie.
Une croissance également révisée à la baisse
Parallèlement, la BCE avait abaissé ses prévisions de croissance pour la zone euro, anticipant une progression moyenne limitée à 0,9% en 2026, en raison des effets à l’échelle mondiale de la guerre sur les marchés des matières premières, les revenus réels et la confiance des acteurs économiques.
Des scénarios alternatifs déjà envisagés par l’institution
Conformément à sa stratégie de politique monétaire, la BCE a d’ores et déjà évalué plusieurs scénarios illustratifs sur l’impact potentiel d’une perturbation prolongée de l’approvisionnement en pétrole et en gaz. Selon l’analyse de l’institution, un tel scénario se traduirait par une inflation supérieure et une croissance inférieure aux projections de référence, les implications à moyen terme dépendant de l’ampleur des effets indirects et de second tour d’un choc énergétique plus important et plus persistant.
