Le Hamas accepte une feuille de route pour la mise en œuvre du cessez-le-feu à Gaza
Le Conseil de paix et les pays médiateurs (Égypte, Qatar, Turquie, États-Unis) ont annoncé que le Hamas a accepté une feuille de route détaillée pour la mise en œuvre des prochaines phases du cessez-le-feu à Gaza, un accord auquel le Maroc participe activement.
Une annonce conjointe des médiateurs
« Le Conseil de paix et les pays médiateurs que sont l’Égypte, le Qatar, la Turquie et les États-Unis sont heureux d’annoncer aujourd’hui que le Hamas a accepté une feuille de route détaillée pour la mise en œuvre des prochaines phases du cessez-le-feu à Gaza », indique un communiqué conjoint. Le texte précise que cet accord « conclut des mois de négociations intensives et menées de bonne foi pour faire avancer la vision du président Donald J. Trump » d’établir une nouvelle gouvernance, une sécurité, une aide humanitaire, une reconstruction et un redressement économique à Gaza, tels que définis dans le Plan de paix global et la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Un engagement inédit sur le désarmement
Le communiqué qualifie cette feuille de route de « percée historique », soulignant que « pour la première fois, le Hamas s’est officiellement engagé sur un plan concret pour renoncer à l’ensemble de ses armes », ce qui doit être suivi d’un retrait israélien de Gaza. « Elle porte la promesse d’apporter des bénéfices significatifs à la population de Gaza, qui a trop longtemps attendu un avenir meilleur, ainsi que la sécurité au peuple israélien », précise le texte, qui indique que l’attention se porte désormais sur la mise en œuvre, en coordination avec le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), en vue d’une transition progressive vers une pleine autorité, appuyée par la Force internationale de stabilisation (ISF).
Le rôle du Maroc dans le dispositif
Le Maroc figure parmi les pays engagés dans la mise en œuvre opérationnelle de ce cadre. Selon des éléments présentés lors de la réunion inaugurale du Conseil de paix, le Royaume prévoit de déployer des officiers supérieurs au sein du commandement militaire conjoint de la Force internationale de stabilisation, ainsi qu’un hôpital de campagne militaire à Gaza. Le Maroc s’est également déclaré prêt à conduire un programme de déradicalisation destiné à lutter contre les discours de haine et à promouvoir la tolérance dans le territoire. Le Conseil de paix a par ailleurs indiqué, le 16 juillet, que les forces marocaines soutiendraient l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza et contribueraient à la formation de la force de police palestinienne, aux côtés d’un contingent ougandais.
Un cadre encore fragile
Cette annonce intervient huit mois après l’adoption de la résolution 2803, le 17 novembre 2025, qui avait entériné le « Plan global pour mettre fin au conflit à Gaza ». Jusqu’ici, le principal obstacle à sa pleine mise en œuvre restait le refus du Hamas d’accepter un désarmement vérifié et de renoncer à son contrôle coercitif sur le territoire, freinant le déploiement de la Force internationale de stabilisation et le retrait progressif de l’armée israélienne.
