Le gouvernement colombien décrète trois jours de deuil national après le séisme de magnitude 7,4
Le président Abelardo de la Espriella a officialisé l’instauration d’un deuil national de trois jours en hommage aux victimes de la catastrophe sismique ayant dévasté l’ouest de la Colombie.
Hommage national et drapeaux en berne à travers le pays
Le président de la République de Colombie, Abelardo de la Espriella, a signé ce mercredi 12 août 2026 un décret instituant trois jours de deuil national sur l’ensemble du territoire et au sein des représentations diplomatiques à l’étranger. Cette décision solennelle intervient 48 heures après le violent tremblement de terre de magnitude 7,4 survenu lundi matin dans le département du Chocó, qui a provoqué des destructions majeures dans plusieurs départements de l’ouest du pays. « Au nom du peuple colombien, le gouvernement national exprime sa profonde douleur face à la perte des personnes ayant perdu la vie lors de l’événement sismique du 10 août et témoigne sa solidarité aux familles touchées », stipule le texte officiel rendu public à Bogota.
Deux bilans divergents au fur et à mesure des fouilles
Sur le plan du bilan humain, des disparités subsistent entre les comptages transmis par les différentes autorités administratives. Le gouvernement central et la présidence établissent le bilan officiel provisoire à 181 morts et plus de 1 300 blessés. De leur côté, les gouverneurs régionaux et les équipes d’intervention d’urgence déployées dans les zones sinistrées de Pereira, Cali et Quibdó font état d’un décompte plus lourd dépassant les 250 décès, alors que plus de 4 000 personnes sont toujours recherchées sous les décombres.
Urgence économique et déploiement de l’aide internationale
Pour faire face à l’ampleur des dégradations matérielles et répondre à la détresse de milliers de sinistrés désormais sans abri, l’exécutif a complété l’état d’urgence par un décret d’urgence économique et sociale. Ce mécanisme juridique d’exception permet de débloquer des fonds d’urgence et d’accélérer l’acheminement des vivres, du matériel médical et des équipes de déblaiement. À l’international, plusieurs gouvernements et partenaires multilatéraux ont commencé à acheminer une assistance humanitaire et logistique d’urgence vers les aéroports régionaux remis progressivement en service.
