Conseil de paix à Gaza : le Hamas n’aura aucun rôle administratif dans le territoire

Le « Conseil de paix » mis en place par l’administration américaine réaffirme que le Hamas n’aura aucun rôle, direct ou indirect, dans l’administration de la bande de Gaza, une clause centrale du plan de paix en cours de mise en œuvre.

Une exclusion inscrite dans le plan de paix
Selon le plan de paix pour Gaza porté par le président américain Donald Trump, le Hamas et les autres factions palestiniennes « acceptent de n’avoir aucun rôle dans la gouvernance de Gaza, directement, indirectement, ou sous quelque forme que ce soit ». Cette disposition constitue l’un des piliers du cadre en 20 points approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies en novembre 2025, qui prévoit la mise en place d’un Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), organe technocratique composé de Palestiniens et d’experts internationaux, placé sous la supervision du Conseil de paix.

Une transition amorcée début juillet
Le Hamas a annoncé le 6 juillet 2026 la dissolution de ses instances dirigeantes à Gaza, qu’il administrait depuis près de vingt ans, ouvrant la voie au transfert de l’autorité administrative vers le NCAG, dirigé par l’ancien responsable palestinien Ali Shaath et basé au Caire. « Le mouvement a décidé de dissoudre le comité gouvernemental afin de faciliter la transition administrative et gouvernementale vers le Comité national pour l’administration de Gaza », avait déclaré le directeur du bureau des médias du gouvernement du Hamas, Ismaïl al-Thawabta. Le Conseil de paix a toutefois indiqué qu’il jugerait cette transition « sur la base d’actions, et non de promesses ».

Le désarmement, point de blocage persistant
Le NCAG demeure toutefois bloqué hors de Gaza depuis plusieurs mois, faute d’accord entre le Hamas et Israël sur les modalités concrètes du transfert de pouvoir. Le Conseil de paix a réaffirmé le principe selon lequel « une seule autorité, une seule loi et une seule arme » doit prévaloir à Gaza, ce qui implique le regroupement de l’ensemble des armements sous le contrôle exclusif du NCAG. Le Hamas affirme pour sa part être disposé à « déposer » les armes, sans toutefois accepter de les « rendre » comme l’exige le plan américain, tant qu’Israël n’aura pas retiré ses forces derrière la ligne dite « jaune » qui divise le territoire depuis octobre 2025.

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