Sous la pression, Gianni Infantino renonce à son projet d’investisseurs privés à la FIFA

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a annoncé samedi l’abandon de son projet d’ouvrir le capital de l’instance à des investisseurs privés, après avoir essuyé une opposition massive de plusieurs confédérations continentales.

Un recul face à la pression des confédérations
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a fait marche arrière sur le projet d’ouvrir la porte aux investisseurs du secteur privé pour qu’ils participent aux activités commerciales de la fédération, après avoir essuyé une opposition massive des confédérations continentales et nationales.

Cette démarche reflète l’ampleur des pressions subies par le projet depuis son annonce il y a quelques jours, et met un terme à l’une des initiatives les plus controversées de l’histoire de l’institution du football international.

La déclaration d’Infantino
Dans un communiqué publié samedi, Gianni Infantino a affirmé que la FIFA avait décidé de ne pas aller de l’avant avec la proposition après avoir entendu les diverses opinions exprimées.

« Après avoir écouté attentivement tous les points de vue, il est devenu clair que le projet a créé des divisions (…) qui ne sont plus dans l’intérêt de l’objectif initial », a-t-il reconnu, soulignant que le but de la FIFA avait toujours été, et resterait, « d’unir et de progresser » le football mondial.

Une levée de boucliers menée par l’UEFA
L’idée avait suscité une vive opposition, en premier lieu de l’UEFA, qui réunit 55 fédérations européennes et compte dans ses rangs sept des dix derniers champions du monde. Elle avait menacé jeudi, à l’unanimité, de ne pas participer aux prochaines compétitions de la FIFA, y compris la Coupe du monde, si l’association n’abandonnait pas le projet.

La Concacaf, composée de 41 fédérations d’Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes, avait de son côté rejeté la proposition, tandis que la Confédération asiatique (AFC) avait déploré vendredi l’absence du « large consensus » nécessaire pour la faire aboutir.

Les confédérations africaine et océanienne s’étaient montrées plus mesurées, appelant simplement leurs associations membres à examiner le projet, tandis que la Conmebol sud-américaine avait demandé des précisions supplémentaires.

Un président fragilisé par une démission
Ce recul intervient alors que Gianni Infantino a été fragilisé ces derniers jours par la démission de son conseiller principal, Carlos Cordeiro.

Le projet visait à créer une société, la FIFA Forward Enterprise, ouverte aux investisseurs privés, qui aurait été chargée de gérer les activités commerciales et événementielles de l’instance mondiale du football, avec l’objectif de lever jusqu’à 20 milliards de dollars.

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