La Royal Air Maroc reprend progressivement ses liaisons vers l’Afrique centrale
La Royal Air Maroc a entamé une reprise progressive de certaines liaisons vers l’Afrique centrale, suspendues depuis le 24 mai en raison de la flambée des prix du kérosène, tout en maintenant d’autres routes à l’arrêt jusqu’à fin août.
Une réactivation progressive de certaines dessertes
Suspendues depuis le 24 mai 2026 en raison d’une forte hausse des prix du kérosène, sur fond de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, plusieurs liaisons de la Royal Air Maroc (RAM) vers l’Afrique centrale connaissent une reprise progressive. La compagnie nationale réactive certaines dessertes, tout en maintenant d’autres routes à l’arrêt jusqu’à la fin du mois d’août. Depuis une dizaine de jours, la Royal Air Maroc a ainsi relancé ses vols à destination de Libreville, un retour constituant un soulagement pour de nombreux voyageurs après plusieurs semaines d’interruption. Dans la même dynamique, la liaison Casablanca-Bangui a également été rouverte.
Quatre destinations encore suspendues
La reprise n’est en revanche pas encore à l’ordre du jour pour plusieurs autres axes majeurs du réseau africain de la Royal Air Maroc. Les liaisons reliant Casablanca à Kinshasa, Brazzaville, Douala et Yaoundé demeureront suspendues jusqu’à fin août. Cette reprise partielle s’inscrit dans un contexte encore incertain pour le transport aérien, marqué par la volatilité des coûts énergétiques.
Douze lignes suspendues fin mai
Pour rappel, la Royal Air Maroc avait annoncé fin mai la suspension provisoire de douze liaisons internationales. Six destinations d’Afrique centrale étaient concernées au départ de Casablanca : Bangui, Brazzaville, Kinshasa, Douala, Yaoundé et Libreville. À ces lignes s’ajoutaient deux dessertes au départ de Tanger vers Malaga et Barcelone, ainsi que quatre liaisons au départ de Marrakech vers Lyon, Bordeaux, Marseille et Bruxelles. La compagnie s’était alors vue contrainte d’adapter son réseau international face à une conjoncture particulièrement difficile, mettant en avant deux facteurs principaux : la flambée des prix du kérosène, directement liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, et un ralentissement de la demande sur certaines dessertes, un phénomène touchant l’ensemble du secteur aérien mondial.
