La Chine réaffirme sa souveraineté sur Huangyan Dao face aux patrouilles conjointes des Philippines, des États-Unis et du Japon
La Chine a réaffirmé jeudi ses droits territoriaux sur Huangyan Dao, en mer de Chine méridionale, annonçant que son armée resterait en état d’alerte élevé face aux patrouilles conjointes menées dans ces eaux par les Philippines, les États-Unis et le Japon.
Une réaffirmation ferme de la souveraineté chinoise
La Chine a réaffirmé jeudi ses droits territoriaux sur Huangyan Dao, en mer de Chine méridionale. En réponse aux « patrouilles conjointes » menées dans ces eaux par les Philippines, les États-Unis et le Japon, le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Jiang Bin, a déclaré que l’armée chinoise resterait en état d’alerte de haut niveau pour préserver la souveraineté nationale. « Huangyan Dao fait partie intégrante du territoire chinois et les tentatives illégitimes des Philippines dans cette région sont vouées à l’échec », a-t-il affirmé lors d’un point de presse régulier, en réponse à des questions sur de récentes incursions de navires publics philippins dans les eaux proches de Huangyan Dao, que les garde-côtes chinois auraient légalement expulsés.
Un argumentaire fondé sur les traités internationaux
Selon Jiang Bin, « le territoire des Philippines est défini par une série de traités internationaux, et Huangyan Dao se trouve en dehors de ce champ », un constat que, selon lui, « aucune manœuvre de la partie philippine, ni aucun soutien qu’elle pourrait rechercher, ne saurait modifier ». Le porte-parole a ajouté que la coopération en matière de défense et de sécurité entre les pays concernés « ne devait viser aucune tierce partie ni porter atteinte à la paix et à la stabilité régionales ».
Un contentieux disputé depuis plus d’une décennie
Huangyan Dao, connu internationalement sous le nom de récif de Scarborough, fait l’objet d’un différend territorial de longue date entre la Chine et les Philippines, qui le revendiquent toutes deux. En 2016, une cour d’arbitrage de La Haye avait rejeté les revendications historiques chinoises sur une grande partie de la mer de Chine méridionale, une décision que Pékin ne reconnaît pas. Depuis février 2026, les forces navales et aériennes chinoises ont intensifié leurs patrouilles autour du récif, en réaction à ce qu’elles qualifient de « patrouilles conjointes » organisées dans la zone par Manille et ses partenaires, dont les États-Unis et le Japon, et parfois l’Australie.
