Sebta : les critiques internationales se multiplient contre l’Espagne

Plusieurs personnalités ont critiqué la gestion espagnole de la crise migratoire à Sebta, une porte-parole de la Maison Blanche évoquant des « politiques destructrices », tandis que d’autres voix ont relié la crise au statut des présides occupés.

Anna Kelly, porte-parole de la Maison Blanche, cible Madrid
Anna Kelly, porte-parole adjointe principale de la Maison Blanche, a sévèrement critiqué le gouvernement espagnol après l’effondrement de la frontière entre le Maroc et la ville occupée de Sebta jeudi. Dans une déclaration transmise à Fox News, elle a affirmé : « Le président Trump a longtemps averti l’Europe de ce qui se passerait si elle continuait à mettre en œuvre des politiques d’extrême gauche et mondialistes, notamment en favorisant la migration massive. L’Espagne et les autres pays ayant adopté cette philosophie destructrice devraient immédiatement changer de cap, sous peine de connaître leur propre déclin. » Cette sortie intervient après le rejet, par le gouvernement de Pedro Sánchez, de la demande du président de Sebta, Juan Jesus Vivas, de déclarer l’état d’urgence national face à l’afflux de migrants.

Danny Danon vise l’attitude espagnole envers Israël
L’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, a lui aussi réagi sur X : « L’Espagne, qui ne manque jamais une occasion de faire la leçon à Israël, a déclaré l’état d’urgence à Sebta à la suite de la crise migratoire. Peut-être qu’avant de continuer à nous faire la leçon, il est temps qu’elle explique au monde pourquoi elle maintient encore des enclaves coloniales en Afrique. »

Michael Rubin relie la crise au statut des présides
L’analyste américain Michael Rubin, chercheur senior à l’American Enterprise Institute (AEI) et ancien responsable au Pentagone, a pour sa part écrit, en anglais, en espagnol, en arabe et en amazigh : « Si l’Espagne restituait Sebta et Melilia occupées à leur souveraineté marocaine légitime, Madrid ne serait pas dans ce pétrin. » Cette sortie s’inscrit dans une ligne argumentative qu’il développe depuis plusieurs mois : en mars 2026, il avait appelé le président Donald Trump et le secrétaire d’État Marco Rubio à reconnaître formellement Sebta et Melilia comme « territoire marocain occupé », qualifiant l’Espagne de « puissance coloniale », avant d’appeler le Maroc à organiser une nouvelle « Marche verte » pacifique vers les deux enclaves.

Un écho au Congrès américain et en Italie
Les positions de Michael Rubin avaient déjà trouvé un écho au sein du Congrès américain : en avril 2026, le représentant républicain Mario Díaz-Balart, proche allié de Marco Rubio, avait déclaré au quotidien espagnol El Español que Sebta et Melilia « ne se trouvent pas dans le territoire géographique de l’Espagne » mais « dans le territoire du Maroc ». Par ailleurs, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a indiqué que son gouvernement était « prêt à intervenir avec des mesures extraordinaires » face à cette crise migratoire, évoquant un possible durcissement des contrôles aux frontières avec l’Espagne et affirmant que « l’Italie ne restera pas les bras croisés ».

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