RDC : le nombre de cas confirmés d’Ebola atteint 2.973, dont 1.309 décès

La République démocratique du Congo annonce que le nombre de cas confirmés d’Ebola a atteint 2.973, dont 1.309 décès, faisant de cette épidémie la plus meurtrière jamais enregistrée.

Un bilan qui continue de s’alourdir

Le Congo annonce que le nombre de cas confirmés d’Ebola s’élève à 2.973, dont 1.309 décès. Ce nouveau bilan confirme la progression continue de l’épidémie qui frappe l’est du pays depuis mai, désormais considérée comme la plus grave flambée d’Ebola jamais enregistrée.

Une épidémie due à la souche rare Bundibugyo

Déclarée officiellement le 15 mai 2026 par le ministre de la Santé publique, cette 17e épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) est causée par l’espèce Bundibugyo, une souche rare du virus contre laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique n’est aujourd’hui approuvé. Trois provinces sont actuellement touchées : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, une zone comptant une population totale estimée à près de 15 millions d’habitants.

Une progression parmi les plus rapides jamais observées

Cette épidémie connaît la progression la plus rapide jamais enregistrée pour ce virus. Le bilan est passé de 515 cas confirmés et 91 décès début juin à plus de 1.500 cas et plus de 500 décès à la mi-juin, avant de franchir le seuil des 1.000 morts fin juillet, selon les autorités sanitaires congolaises et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).

« Des personnes meurent parce que nous n’avons ni vaccins, ni traitements »

Lors d’un sommet sur la santé organisé récemment au Ghana, le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, avait alerté sur l’absence de moyens disponibles pour endiguer l’épidémie. « Des personnes meurent parce que nous n’avons ni vaccins, ni traitements, ni financements », avait-il déclaré, appelant à une mobilisation internationale.

Des zones marquées par l’instabilité et les déplacements de population

L’épidémie touche une région marquée par l’instabilité sécuritaire, les déplacements de population et un accès limité aux soins, des facteurs qui compliquent fortement la prise en charge des cas suspects et le suivi des personnes contacts. Plus de 36 travailleurs de la santé infectés par le virus seraient déjà décédés, selon des données communiquées ces dernières semaines.

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