Amnesty International demande une enquête sur trois frappes israéliennes au Liban

Amnesty International a publié un communiqué demandant l’ouverture d’enquêtes pour crimes de guerre concernant trois frappes menées par Israël au sud du Liban en mars. L’organisation rapporte que ces attaques ont entraîné la mort de 24 civils. Les autorités israéliennes n’ont pas fourni de détails précis à l’ONG sur les cibles de ces frappes spécifiques.

Amnesty International estime que trois frappes israéliennes survenues dans le sud du Liban au mois de mars doivent faire l’objet d’enquêtes pour de possibles crimes de guerre. Par voie de communiqué, Kristine Beckerle, directrice régionale adjointe de l’ONG, demande aux États d’invoquer la compétence universelle pour poursuivre les responsables présumés de ces actes.

Les investigations de l’organisation portent sur des attaques menées les 6, 12 et 13 mars dans les districts de Tyr, Saïda et Nabatiyé. Selon les conclusions d’Amnesty, basées sur des témoignages, des analyses d’images satellites et l’examen des réseaux sociaux, ces frappes ont causé la mort de 24 civils, dont 12 enfants, par la destruction d’habitations civiles. L’ONG indique que ces opérations constituaient des attaques directes contre des civils ou des attaques menées sans discernement.

Sollicitées par l’ONG, les autorités israéliennes ont déclaré que certaines opérations visaient des objectifs militaires du Hezbollah et que d’autres cas avaient été transmis pour examen. Israël affirme maintenir sa détermination à limiter les dommages civils et accuse le mouvement pro-iranien d’utiliser les infrastructures civiles. Amnesty souligne toutefois ne pas avoir reçu d’informations détaillées de la part d’Israël sur les cibles précises des trois frappes concernées.

Ces événements s’inscrivent dans le cadre des affrontements initiés en mars suite à l’implication du Hezbollah en soutien à Téhéran. En riposte, les bombardements et l’offensive terrestre d’Israël ont causé la mort de plus de 4 300 personnes, selon les autorités de Beyrouth.

Un cessez-le-feu est en vigueur au Liban depuis le 21 juin, à la suite d’un protocole d’accord signé le 17 juin entre Washington et Téhéran. Un accord-cadre visant une paix durable a ensuite été conclu le 26 juin entre le Liban et Israël. Les troupes israéliennes demeurent déployées dans une zone s’étendant jusqu’à dix kilomètres de la frontière libanaise, où des frappes ponctuelles se poursuivent.

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